lundi 16 juin 2008

Quand les fils s'emmêlent dans les fils qui les mènent au père

Pas un père absent. Pas un père incestueux.
Un sage qui agit virilement pour transmettre un monde meilleur à ses enfants.


Hier, Z. me parlait de ses deux pères. Celui qui l'avait engendré et que sa mère n'avait pas pris pour époux. Et celui qu'elle avait épousé, avec qui elle avait eu d'autres enfants. Z. avait été élevé par cet homme rude. Difficulté supplémentaire: il avait trois parents de trois nationalités différentes...

Le garçon, un tendre, était le confident de maman, ce qui irritait le mari. Un jour, alors que Z. voyait son géniteur
(le garçon avait 14 ans si j'ai bien écouté son récit), une explication violente avait eu lieu entre les deux "pères" en sa présence. Le père nourricier avait reproché au géniteur de s'occuper si peu de son rejeton, mentionnant toutes les dépenses qu'il lui occasionnait... Z. était devenu un adolescent introverti, secret. Aujourd'hui, quelques décennies plus tard, lorsqu'une bouffée d'abandon le submerge, il respire profondément à travers un filtre (qu'il situe dans son ventre) et se sent purifié de sa souffrance. Lui le rejeton rejeté.

Hier, dans un discours prononcé à Chicago à l'occasion de la fête des Pères, Barack Obama a loué les pères qui savent être à la fois des guides et des exemples pour leur progéniture. "N'importe quel idiot peut engendrer un rejeton", a-t-il constaté. Trop de pères n'assument pas leurs responsabilités, "tels des gamins, au lieu d'agir en adultes. Les fondements de nos familles en sont d'autant plus faibles."

Parlant de son propre père, le candidat à l'investiture présidentielle a précisé: "Je sais ce que cela signifie d'avoir un père absent, bien que mon enfance n'ait pas été aussi dure que celle de beaucoup de jeunes aujourd'hui." Le petit Barack ne connaissait cet homme que par les lettres qu'il recevait de lui.

"Lorsque j'étais un jeune homme, toute la vie tournait autour de moi -- j'imaginais comment j'allais faire mon chemin, ce que je devrais réaliser pour réussir, comment obtenir ce que je voulais." "Maintenant, ce sont mes deux petites filles qui comptent. Et mon problème majeur c'est: dans quel état vais-je leur laisser cette terre." [...] "J'ai compris que la valeur de la vie tient à ce que l'on peut accomplir pour laisser aux prochaines générations -- tous nos enfants -- un monde meilleur. Même si c'est difficile."

|| Ulysse

2 commentaires:

Frank a dit…

Je fraternise avec Z. Moi aussi c'est pas la joie avec mon beau-père. Quand à Obama, c'est juste de la hype électorale. Ils vendraient n'importe qui pour des voix, c'est la honte de dénoncer son père. Vous mettez une photo d'un vieux à poils, pourquoi? C'est pas respectueux.

Queutard, mais pas devant mes enfants a dit…

Pouvez-vous m'expliquer ce que le vieux queutard en photo peut bien foutre au milieu de la fête des pères?