vendredi 8 avril 2011

Mahatma Gandhi, l'homme au pagne, encore plus nu devant l'Inde qui le révère

Le Mahatma filant le coton.
Gandhi, un bisexuel comme les autres? (1)
Mahatma, c'est-à-dire "Grande âme", telle est la qualité que l'Inde associe au souvenir de Mohandas Karamchand Gandhi (1869 à 1948), l'homme qui a conduit cet État à l'indépendance grâce à sa pratique de la non-violence. Une biographie qui paraît ces jours, Great Soul du journaliste américain Joseph Lelyveld, jette une lumière dérangeante sur les relations amicales qu'entretenait ce petit homme avec ses proches compagnons. Lui qui, selon Nehru, "compensait son piètre physique par une âme d'acier [...]. Malgré son visage peu impressionnant, son pagne, sa nudité, il y a avait en lui quelque chose de royal qui forçait à lui rendre obédience..."

Le pagne, traditionnel dhotti indien, que Gandhi s'était mis à porter après un voyage à travers l'Inde, au cours duquel il avait pris conscience de la pauvreté généralisée. Pagne dont se moquait Winston Churchill, pourtant réputé porter des slips de femme dans ses moments de débordement.

En Afrique du Sud.
"Monsieur Winston Churchill m'a qualifié de fakir à moitié nu et séditieux", avait déclaré Gandhi dans un discours. "Mais des millions d'Indiens ne possèdent rien d'autre au monde que cette bande d'étoffe qui les protège du déshonneur. Je ne vais pas mener campagne sur le thème du retour au pagne! [... Mais] si à Londres, je suis invité à rendre visite à sa Majesté le Roi Empereur, je ne porterai rien d'autre que ce qui symbolise la misère de l'Inde: le pagne."

Voyage en troisième classe.
Sur une célèbre photo, on voit Gandhi filer le coton dans son ashram, pour montrer qu'il était cohérent avec son éthique de justice et d'égalité. Il était capable de confectionner ses propres vêtements, pagne et châle. Il était végétarien et avait renoncé à toute sorte d'aliments qu'il considérait comme échauffants pour la libido. C'est son riche compagnon juif allemand, Hermann Kallenbach, qui lui avait signalé l'effet aphrodisiaque du lait. Et Gandhi avait étendu le renoncement au chocolat. Mais un peu plus tard, à cause des hémorroïdes qui couronnaient son anus déjà tourmenté par les lavements lors de ses nombreux jeûnes, le futur Mahatma avait décrété qu'ils pouvaient boire du lait de chèvre...

Dans Case des hommes -- où l'on apprécie la nudité, si proche de la sainteté --, le feuilleton est lancé sur le malaise que la révélation des amitiés mâles du Mahatma cause actuellement à l'Inde. Puis nous parlerons de Jésus, de ses compagnons les plus proches et des initiations secrètes qu'il organisait pour eux.

André

1 commentaire:

Anonyme a dit…

je savais pa pr churchill, un pti article la dssus ? ;)