mercredi 31 août 2011

Voici, je me tiens à la porte et je frappe...



"Voici, je me tiens à la porte et je frappe: si quelqu'un écoute ma voix et m'ouvre, j'entrerai chez lui et nous dînerons tête à tête.




"Parce que tu dis: "Je suis riche car j'ai fait de bonnes affaires, je n'ai besoin de rien", sans te rendre compte que tu es malheureux, oui, pitoyable et pauvre et aveugle et nu, je te conseille d'acheter chez moi de l'or purifié au feu afin que tu t'enrichisses, ainsi que des habits blancs pour t'en vêtir et cacher la honte de ta nudité; un collyre pour enduire tes yeux afin que tu voies.




"Si tu ne veilles pas, j'arriverai comme un voleur sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai."

-- Révélation (Apocalypse), Lettres aux Églises d'Asie.













lundi 29 août 2011

"L'envie du pénis" vue par une auteure canadienne



L'envie du pénis, si j'ai compris Sigmund Freud, représenterait une frustration féminine fondamentale, celle de la bite manquante. Pour comprendre pourquoi votre petite maman chérie, votre soeur hystérique ou votre ex-épouse sont devenues pallocannibales, googelisez envie etc. Et pensez à tous les mecs atteints d'une envie du vagin... Bon! je me glisse dans la peau d'une dame équilibrée vivant à l'époque de Freud (1856-1939) et j'éprouve une envie de la ou des bourses. Ces femmes ne pouvaient pas disposer de leur argent sans le consentement du père ou du mari. Les mâles tenaient le cordon des bourses! Au coin Sigmund, t'as rien compris!

La Canadienne Elisabeth Lister écrit des bluettes érotiques. ["He grabbed the base of Cameron's cock in his hand and licked at the moisture on its swollen tip with an eager tongue" -- le genre demande une profusion de clichés: le gland est toujours gonflé, la langue qui le suce avide...] Elle explique dans son blogue Modern Erotic Romance pourquoi elle aime composer des histoires de cul entre mecs.

Si elle rédigeait son roman sous l'angle de vue d'un personnage féminin, elle devrait se retenir, car elle ne veut pas trop se dévoiler [elle a un mari, deux enfants]. Tandis que si elle se place sous le point de vue d'un homme, elle n'est plus gênée car les lecteurs comprennent que c'est une figure fictive.

Dans la peau d'un homme, elle ressent aussi une plus grand liberté. À condition que le mec enfile une capote, il ne risque pas de maladie et, surtout, pas de grossesse... Dans sa jeunesse, Elisabeth Lister sentait toujours planer sur elle la menace de tomber enceinte, même avec un préservatif. Car elle devait éviter la pilule pour des raisons médicales. Aujourd'hui, après la vasectomie de son mari, elle vit pleinement la liberté du couple... D'autre part, puisque la promiscuité féminine n'est pas encore bien vue, au masculin elle peut se permettre toutes les expériences, les passagères comme les plus amoureuses.

Et puis, il y a les pénis. "Oui, écrit-elle, les bites, les queues, les chibres et tout ce que vous voulez." Et pourquoi pas plusieurs? Les sentir se gonfler, bander, mouiller, éjaculer... Elle admet éprouver une certaine envie des pénis... parce qu'elle les aime. "Je pense même que ce serait marrant d'en avoir un -- néanmoins pas en permanence, cela deviendrait encombrant. Mais pour baiser, bon dieu oui!" Depuis qu'elle regarde du porno gay ("seulement pour me documenter, bien sûr!"), Elisabeth Lister constate qu'elle accomplit de bien meilleures fellations. Finalement, il vaut peut-être mieux qu'elle ne possède pas de pénis: elle deviendrait incontrôlable.

André

jeudi 25 août 2011

Le chagrin des pères, le fardeau des fils


Parmi nous les mâles, hétéros et homos, beaucoup me semblent souffrir d'une absence du père. Le père rêvé -- un gamin qui pouvait dire aux autres: "Mon papa, il est gendarme!" était respecté à l'école --; le père réel -- le chagrin d'hommes ayant dépassé la cinquantaine, et dont les yeux s'embuent lorsqu'ils évoquent la mort de leur père âgé, m'impressionne  --; le père manquant, un sujet intarissable.

Un écart de 41 ans creusait la distance entre mon père et moi. Il avait 41 ans lorsque je suis né, j'en avais 41 lorsqu'il est mort. Je suis l'aîné de sa deuxième famille. Sa première épouse et leurs deux enfants lui avaient été enlevés dans un meurtre collectif. De lui, j'ai hérité l'humour, une certaine distance en face des événements, la fidélité à nos principes pour lesquels lui n'a pas hésité à combattre, même lorsqu'il y perdait des plumes et des amis. Il se battait pour ses convictions religieuses; j'ai choisi la lutte contre les inégalités dont sont victimes les gays. À travers lui, j'ai aussi hérité d'un funeste fardeau: trois morts dont il n'a jamais achevé ce qu'on appelle le "deuil", parce qu'on ne parlait pas de ces choses-là à son époque. J'ai repris le cortège funèbre là où il l'avait quitté; les morts violentes de plusieurs mecs aimés ou amis m'ont foutu de sacrés coups de pieds au cul. Assassinat, sida, suicide, cancer -- pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos cercueils?


Le chagrin que nous causent ou nous transmettent nos pères... J'en discutais dimanche avec un inconnu, nous deux nus au bord de l'eau, l'immensité du lac à nos pieds. Mon interlocuteur disait: "Ce sont les mères qui nous causent problème." Je ne sais pas s'il est hétéro ou homo. Plus tard, un autre mec déclarait: "La société donne trop d'importance à la reproduction de l'espèce (qui est plus qu'assurée à l'échelle planétaire) et à la transmission parents-enfants. Est-ce que vous connaissez beaucoup de pères qui communiquent bien avec leurs enfants? Et de jeunes qui comprennent vraiment leur père? La plupart du temps, les uns et les autres se regardent comme s'ils portaient des masques, dans le style du théâtre grec antique; ils jouent un rôle et qui y a-t-il derrière?" Il ajoutait: "Un homme sans enfant, tout comme un artiste, peut transmettre quelque-chose de plus important que des gènes: des idées, des perspectives sur l'avenir, une manière originale de mener sa vie. Il donne naissance au changement; sa paternité commence dès qu'il inspire une personne par son exemple et sa créativité."
Père, fils et grand-père.

Un autre gars reprenait l'idée au vol: "Un héritage de cet ordre est immédiat; il n'attend pas la génération suivante; il peut inspirer beaucoup plus de personnes qu'une petite famille... Nous sommes à la fois l'héritier, l'héritage et celui qui donne en héritage. Nous pouvons contribuer à alléger la peine, le désespoir ou la honte de ceux qui souffrent. Par exemple: aider la prochaine génération de jeunes lesbiennes et d'adolescents gays à conquérir plus facilement leur autonomie. Comment? En étant nous-mêmes plus honnêtes et plus ouverts en ce qui concerne notre orientation et nos options.

J'espère avoir honnêtement transmis leurs opinions.


André

mardi 23 août 2011

Le priapisme, c'est lorsque votre bite fait des heures sup sans que cela lui soit demandé

"Force de la nature": Yves va tendre la pomme à Adam.

La blogosphère gay est affectée de priapisme aigu (du grec πριαπισμός, érection). Ce n'est pas vraiment un problème -- plutôt une bénédiction -- car nous avons ainsi l'occasion de contempler les merveilles de la Création dans toutes leurs variations.

"Triptyque": Adam baise Yves.
Au premier abord, chez l'individu mâle adulte, l'état de priapisme pourrait sembler profitable. En réalité, c'est une situation délicate dans laquelle votre bite en érection ne retrouve plus son état de repos après avoir accompli son devoir. Si elle demeure bandée longtemps, au-delà du terme habituel c'est-à-dire plus de trois heures sans que vous ne l'ayez stimulée, il faut vous rendre immédiatement aux urgences. Ouais! démarche délicate pour certains, mais la santé de votre engin vaut bien ce moment d'embarras.

Collage électronique: à dr. photo d'origine.
Pompe à bite de l'avenir.
Petit dieu grec de la fertilité, moche et ithyphallique (adjectif qui désigne un mec en érection perpétuelle) Priape était chez les Romains le protecteur des troupeaux et des jardins. Sa statue plantée dans votre potager, trique en évidence, servait d'épouvantail pour les voleurs auxquels il jetait un mauvais sort. Mais le culte du phallus est aussi vieux que l'humanité; il est répandu dans toutes les civilisations sous des formes diverses, plus ou moins voyantes. Chez nous, par exemple, il a refait surface récemment avec la cuissarde omniprésente du cycliste. Pourquoi cette mise en valeur du paquet ou du gourdin? Pour réaffirmer le pouvoir masculin qu'ils symbolisent, ascendant constamment remis en question par le simple fait que le fragile organe passe la plus grande partie de son existence en état de débandade...

"Chute de Rome": à droite, statue de Priape.
Le blogue Priapeia -- auquel j'emprunte ces illustrations ithyphalliques par excellence -- date de juillet dernier. Son auteur caché (peut-être néerlandais ou flamand) démontre par quelques exemples comment il pratique des collages électroniques pour doter ses héros d'engins maous. Il rend hommage aux forces mythologiques de la nature, à la décadence romaine, aux triptyques des Beaux-arts et au fantastique de la science fiction. (Les légendes des illustrations proviennent de ma propre interprétation.) Dans son introduction, le graphiste se réfère aux poèmes latins consacrés à Priape. Pas de chance, on ne les étudiait pas au collège!

André

vendredi 19 août 2011

Un coach sportif dans la peau nue et épilée d'un mystique

DeLoach: L'Extase de Saint Cameron.


Bernini: Saint Sébastien
Andre DeLoach, le photographe amoureux des corps mâles présenté dans Case des hommes du 25 juin dernier, s'est inspiré de la statuaire de Gian Lorenzo Bernini pour capter la plastique de Cameron Earnheart, 32 ans, coach sportif et diététicien à San Diego (Californie).

Bernini, dit Le Bernin, est un sculpteur, peintre et architecte du XVIIe siècle, protégé des papes dès sa jeunesse. On lui doit le plan elliptique de la double colonnade de la place Saint-Pierre, des fontaines italiennes merveilleuses et des marbres tels que le Saint Sébastien ou l'Extase de Sainte Thérèse qui ont tant frappé Andre DeLoach.

Le photographe voulait représenter un homme dans la tourmente de la passion et de l'extase -- et non une femme, comme habituellement. Les hommes s'efforcent en général de contrôler leurs émotions et leur corps. "Or je cherche à m'éloigner de ce stéréotype masculin dans mon oeuvre. Pour moi, il y a une incroyable force érotique dans l'évocation d'un corps mâle, puissant et musclé, dominé par la pulsion plus extraordinaire encore de l'extase."

Ainsi sont nées les prise des vues de L'Extase de Saint Cameron pour lesquelles Cameron Earnheart s'est glissé dans la peau épilée d'un mystique. "Ce genre de défi me stimule, dit-il, et Andre est fasciné par le mélange de religion et de sexualité si présent durant la Renaissance et dans l'art Baroque." Bon, c'est kitsch, musclé, léché! Aussi éloigné de l'extase que ne l'est l'Amérique de l'Italie. Mais plaisant à regarder.

Le photographe a aussi tenté de capter l'énergie sexuelle et amoureuse que dégage le couple formé par Cameron et Matt Schiermeier. Cela fait huit ans qu'ils se connaissent, collaborent professionnellement et vivent ensemble.

DeLoach: Cameron, Matt.
une certaine époque de notre relation, dit Cameron, Matt a ressenti le besoin de prendre de la distance pour évaluer ce qu'il attendait de la vie. Et je me suis rendu compte que ma passion pour lui ne pouvait pas se rediriger vers un autre. Que j'étais non seulement amoureux de son corps merveilleux, mais avant tout du coeur, de l'esprit et de l'âme de cet homme. Dans notre vie ensemble, tout ce qui s'est produit nous a aidés à grandir et devenir un couple plus solide."

André

mercredi 17 août 2011

Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours?






Que reste-t-il de nos amours,
Que reste-t-il de ces beaux jours,
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse...
Que reste-t-il des billets doux,
Des mois d'avril, des rendez-vous,
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse.


Bonheur fané, cheveux au vent,
Baisers volés, rêves mouvants,
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi!






Un p'tit village, un vieux clocher,
Un paysage si bien caché,
Et dans un nuage le cher visage
De mon passé.


Les mots, les mots tendres qu'on murmure,
Les caresses les plus pures,
Les serments au fond des bois,
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre,
Dont le parfum vous enivre,
Se sont envolés pourquoi?




Ce soir, le vent qui frappe à ma porte,
Me parle des amours mortes,
Devant le feu qui s'éteint.
Ce soir, c'est une chanson d' automne,
Dans la maison qui frissonne,
Et je pense aux jours lointains...

Charles Trenet

lundi 15 août 2011

Crazy Eyes, la belle homophobe qui brigue le poste de Présidente


Ses adversaires la surnomment Crazy Eyes, les Yeux-Fous. Ainsi donc Michele Bachmann, l'une des meneuses du Tea Party, l'a emporté samedi à l'élection-test qui s'est déroulée dans l'État de l'Iowa pour mesurer la capacité des leaders du Parti républicain d'accéder à la candidature de la présidence États-Unis. Bien qu'elle ait peu de chances, cette élue du Minnesota à la Chambre des représentants présente un profil intéressant terrifiant qu'il vaut la peine d'étudier.

The Daily Beast rapporte qu'en 2005, alors que M.B. menait campagne en tant que sénatrice contre le mariage gay, Pamela Arnold (compagne d'une célèbre exploratrice de l'Arctique) désirait lui parler lors d'un meeting politique. Mais M.B. avait refusé de répondre aux questions concernant l'omosexualité et avait clos la séance prématurément. Puis elle s'était rendue aux toilettes. Espérant lui parler, Pamela Arnold l'avait suivie. Une ancienne nonne se trouvait aussi aux lavabos pour questionner la politicienne sur un point de théologie. Voyant ces deux femmes désireuses de s'entretenir avec elle, M.B. s'était mise à hurler "au secours", puis "au secours on m'a séquestrée!" et s'était enfuie. Elle avait porté plainte affirmant qu'elle n'avait jamais été aussi terrorisée de sa vie. La police n'avait pas donné suite.

Le théologien protestant fondamentaliste Francis Schaeffer a exercé une forte influence sur la pensée politique de Michele Bachmann et de son mari Marcus. [Schaeffer a longtemps résidé à Huémoz, dans un petit village vaudois au pied des Alpes. Je me souviens de sa femme Edith et lui, invités par mes parents qui avaient réuni des amis pour les entendre. C'était probablement en 1948. À 12 ans, je trouvais ces gens cérébraux et coincés. Elle distante, supérieure, prêchant à ces païens d'Européens (dans un pays qui a été évangélisé par deux réformateurs de première force: Ulrich Zwingli et Jean Calvin au XVIe siècle). Lui donnant l'impression de ne pas supporter la contradiction.]

Depuis la Suisse, Francis Schaeffer s'était imposé par ses études bibliques, ses conférences à travers le monde et ses écrits, en exerçant son influence sur une population anglo-saxonne à la fois piétiste, pseudo-intellectuelle, un peu amatrice d'arts et prémillénariste [le Millénium n'aura lieu qu'après le retour du Christ sur la terre]. Rentré aux États-Unis, Schaeffer a soutenu la renaissance de l'activisme politique des fondamentalistes protestants, notamment en luttant contre ce qu'il appelait l'humanisme laïque, contre la liberté d'avorter et la sécularisation des écoles publiques. Selon lui, le Christianisme de la bible serait le seul mode de pensée répondant à tous les problèmes de notre vie.

Retrouvons notre politicienne de la droite ultra, M.B. qui, après ses études de droit, était convaincue que les lois américaines contraires aux dogmes bibliques devraient être changées. Et que les esclaves africains dans les États du Sud étaient bien traités puisque leurs propriétaires étaient pieux (ce que n'étaient pas les habitants du Nord) et qu'il aurait mieux valu les maintenir plus longtemps en servitude pour les protéger.

Quant à Marcus B. il dirige aujourd'hui un cabinet de consultation psy dans lequel sa femme possède aussi des intérêts financiers. Une partie de sa clientèle se recrute parmi les adolescents gays envoyés par leurs parents.  Michele et Marcus estiment que l'on peut guérir de l'homosexualité. Marcus déclare: "Il faut éduquer les barbares. Ils ont besoin de discipline; et que quelqu'un sente ceci ou pense cela ne nous oblige pas à le suivre sur ce chemin". Michele, dont une demi-soeur est lesbienne, affirme pour sa part: "Ce genre de vie est horrible. C'est l'oeuvre de Satan de prétendre que c'est gay!"

André 

samedi 13 août 2011

Sous les jupes de papa: kilt, pénis et complexe de castration

Comment les Écossais et leurs imitateurs ont réglé le complexe de castration.

C'est connu, le mâle de l'espèce a besoin d'exhiber son équipement pour se rassurer. (Les blogues ont été inventés dans cette intention, mais ils ont propagé l'inquiétude.) Ce n'est pas notre faute si nous sommes angoissés. Les responsables -- une fois de plus -- sont nos parents. Freud et ses disciples nous ont dédouanés. Mais comme les parents des psys sont encore plus merdiques que les nôtres, ils ont tout embrouillé.

Repartons à zéro en prenant pour exemple les Écossais qui savent soigner leur panique face aux dents de la mère et au phallus du père (angoisse de castration) avec leur kilt. Vers l'âge de trois ans, le petit mec exhibe volontiers son zizi, parce qu'il commence à percevoir toute la richesse de sensations et de satisfactions qu'il pourra en tirer -- en plus du plaisir de pisser à côté du pot. C'est sa manière de séduire sa mère (qui n'en a pas) et d'irriter son père qui en a un gros. Les Freudistes appellent cela l'oedipe, sans bien savoir à qui ou quoi ils font allusion. Ils parlent aussi du moi et du ça; ça n'impressionne plus grand monde.


Tenue de soirée.
Ensuite les Freudistes évoquent une rivalité qui opposerait le garçon à son père (ou sa mère) pour la possession de sa mère (ou son père). Et la castration qui pourrait suivre en guise de punition (dans l'imaginaire de l'enfant). Comment échapper à ce péril? Renoncer à baiser ses parents et draguer un gibier moins rassis! C'est à ce virage vertigineux que les pédophiles et les pédérastes plongent trop profond, en choisissant le blé en herbe au lieu du bon pain frais à la croûte dorée et croquante.

Ayant renoncé à baiser la mère, ou le père, sinon les deux, le garçon perd son complexe d'oedipe plutôt que de se faire trancher les trois pièces. C'est le dur apprentissage de la loi des concessions et des compromis. Pour rester freudistes,  notons que dans le compromis il y a le con promis, à moins qu'on soit plutôt attiré par les couillons.

À l'américaine = circoncis = 1/4 castré.
Les Écossais affichent leur liberté en adoptant le kilt; ils démontrent ainsi qu'ils ont résolu leurs problèmes sans perdre la part féminine qui est en nous tous. Ayant vérifié que sous ses jupes, papa n'est pas con, ils exhibent fièrement leurs mollets musclés et les plis d'une jupe très robuste. De plus, ils sont toujours prêts à donner la preuve que leur virilité est intacte; qu'ils ont échappé aux dents affûtées de la mère, au couteau et au tire-bouchon du père.

André

jeudi 11 août 2011

Ces rencontres imprévues qui vous mettent à nu

Chad dans le miroir.

Dans le blogue The Naked Man Project où il explore son désir des hommes et sa manière de l'exprimer, le photographe Terry J Cyr de Missoula dans le Montana expose ses luttes et ses découvertes au quotidien. Prochainement, il se rendra à Berlin pour présenter son dossier à la maison d'édition Bruno Gmünder qui publie de nombreux albums photographiques sur la splendeur du corps masculin, des guides comme Spartacus et des revues. [Le maire-gouverneur de Berlin Klaus Wowereit rendait visite l'autre jour à l'éditeur Gmünder et à sa centaine de collaborateurs. Il voulait s'informer de leur travail et marquer le dixième anniversaire du pacs allemand... Comprenez-vous pourquoi j'aime et admire l'Allemagne d'aujourd'hui?]

Rodéo de Helmville dans le Montana.
Voici quelques photos de Terry J Cyr, 50 ans, et un extrait de sa note du 11 février dernier intitulée Tapping the Raw Sensual Intensity (Extraire l'intensité sensuelle à cru). L'histoire se passe dans sa jeunesse, alors qu'il était barman dans un club gay à Washington.

Les "parties": chaque regard est différent.
"Un soir alors que je devais rentrer après avoir rendu visite à des amis, j'étais mal pris dans un quartier dangereux où même les taxis refusaient de venir. J'ai dû me rendre à pied quatre rues plus loin, dans un quartier où régnait une prostitution bruyante avec des centaines de péripatéticiennes. Une très jeune femme m'a abordé, ses yeux fixés dans les miens et j'ai aperçu le désespoir de son âme. Je voulais me tirer de peur qu'elle ne me consume, mais suis resté figé par ce regard, fasciné et abasourdi. Elle a compris l'histoire de ma vie, que j'étais gay et n'avais pas l'argent d'une passe; sans perdre de temps, elle s'est tournée vers un autre homme avec la même intensité.

John et Jeremy: un dernier souvenir avant de se séparer.
"C'est probablement l'une des rencontres les plus intenses de ma vie. L'échange n'a duré qu'un instant, peu de mots ont été prononcés, mais nous avons immédiatement perçu l'histoire l'un de l'autre. L'échange m'a hanté un bonne partie de ma vie. Il m'a aidé dans les rapports avec mon entourage. C'est avec cette force que j'aborde les séances de prises de vues, cette intensité que vous pouvez voir dans mes sujets. Je demande toujours à mes modèles d'être dans le moment présent: "Ainsi, ceux qui regarderont l'image pourront lire vos pensées, se connecter et trouver en eux quelque chose qui rend cette photo vivante. Si vous pensez à votre liste des courses, ils ne s'intéresseront ni à l'image ni à vous.
John.

"Cela me fait penser à l'industrie du porno: aujourd'hui, aucun acteur ne semble ressentir ce qu'il fait. Comment voulez-vous que ça m'excite si vous-mêmes ne l'êtes pas? C'est la raison pour laquelle les gens se tournent vers le porno amateur, bien plus sexy et populaire, parce qu'il montre la réalité. Je mets la même intensité dans mes travaux, en me connectant à ma propre sensualité pour qu'elle trouve un écho chez les autres."

André