jeudi 2 novembre 2017

Les Écossais ont le kilt et un héritage culturel très leste









Les Écossais qui revêtent le kilt ont tellement l'habitude d'éveiller la curiosité que la question souvent posée de savoir ce qu'ils portent dessous ne les dérange pas. Les plus finauds répondent: "L'avenir de l'Écosse" ou "Deux grosses boules juteuses". Et vous n'êtes pas plus avancé. Les autres vous laissent entrevoir une fesse nue ou déclarent qu'ils sont a true Scotsman, un Écossais traditionnel, ou régimentaire s'ils ont appartenu à un régiment militaire dont l'uniforme officiel comportait le kilt sans rien dessous, hiver comme été.






Accroché à la ceinture, le sporran, sorte de sacoche en cuir ou fourrure dotée d'ornements divers, est porté à la hauteur de l'entrejambe. Il sert de poche et de porte-monnaie et permet grâce à son poids d'éviter les situations embarrassantes, par exemple lorsqu'on s'assied ou par vent fort et glaçant. Tout cela est bien connu. En revanche on ignore, même en Grande-Bretagne, l'héritage très leste de la culture gaélique écossaise condamné par l'Église presbytérienne. C'est ce que rapportait la semaine dernière le journal britannique en ligne The Conversation.




Prenez la chanson que la noble dame Iseabail Ní Mheic Cailéin a composée il y a 500 ans en l'honneur de Fergus, le prêtre paroissial:

"Elle est tellement épaisse -- Je le promets, ce n'est pas un mensonge -- Depuis Fergus, il n'y a eu aucune bite -- nulle part aussi large. Écoutez bien." "C'était peut-être un message anti-clérical, comme il y en avait à l'époque, commente l'auteur de l'article, mais c'est également un beau témoignage de la sexualité et du désir féminins, ainsi qu'une publicité généreuse en faveur du dit Fergus."







"Les poèmes chantant les louanges des pénis, poursuit-il, faisait partie du vibrant patrimoine érotique qui a fleuri entre les 16e et 18e siècles. Avec un apogée sous la plume du poète Alasdair Mac Mhaighstir Alasdair." Le plus important de son époque, ce dernier fut aussi le plus explicite dans le choix des mots comme dans L'éloge d'une magnifique trique, où il aligne des qualificatifs difficiles à traduire, car composés de mots qu'il amplifie ou détourne. Deux exemples: elle vous fait signe d'ouvrir la porte exprimé en un seul vocable proche d'attirante. Ou psalmodiante. Demandez-vous si votre bite est parfois psalmodiante, ou plutôt larmoyante... (La langue anglaise dispose d'un vocabulaire dix fois plus riche que la française.) À noter que les euphémismes ne manquaient pas et qu'il faut une grande connaissance des traditions et des objets de l'époque pour en saisir la pointe. Par exemple une espèce de porridge pour parler du foutre. Voilà quelques-uns des trésors cul-turels que nous dévoile le kilt.

André







9 commentaires:

Francky a dit…

Très beau post. J'adore porter un kilt (j'en ai un en cuir)
Bonne journée
Bises

whkattk a dit…

Great post! Thanks for the explanation of the belt pouch - I always wondered.

clodoweg a dit…

Excellente note.
Il est toujours agréable de se cultiver.

Anonyme a dit…

Si on porte un kilt sans sous-vêtement tous les jours, n'a-t-on pas les couilles qui touchent le sol à l'âge de 80 ans ?

Jean-Marc Delcroix a dit…

bonjour alors grande question pourquoi ne portent ils rien sous leur kilt je serai bien curieux de le savoir merci

André a dit…

Deux questions vitales!

1) Le crémaster, muscle situé dans les testicules, a pour fonction de les élever ou abaisser suivant la température. Les gars qui ne portent pas de slip pour emprisonner leurs couilles en renforcent la musculature. C'était visible chez les peuples nus, ou à l'époque ou le slip style jockey n'était pas encore inventé. Mon père portait des calcifes, on le voyait au canon gauche de son pantalon.

2) Au début du siècle dernier, la classe ouvrière avait très peu de moyens financiers et n'achetait pas de sous-vêtements ni de maillot de bain. La tradition du kilt est plus ancienne et on la respecte encore aujourd'hui, alors qu'un beau kilt est très cher. C'est donc un genre de coquetterie masculine.

Jean-Marc Delcroix a dit…

Je te remercie pour tes explications

estèf a dit…

Ces roux me tournent les sens et me feraient presque larmoyer !

Xersex a dit…

ma contribution ici
http://www.histoire-fr.com/mensonges_histoire_kilt.htm