vendredi 19 octobre 2018

"Si un moustique vient se poser sur tes couilles..." lance Lao Tseu





"Lorsqu'un moustique vient se poser sur tes couilles, tu te rends compte qu'il vaudrait mieux régler tes problèmes autrement que par la violence." Ce constat de Lao Tseu, un sage chinois contemporain de Confucius (aux alentours du 6e ou 5e siècle avant notre ère), s'impose encore aujourd'hui; les moustiques n'ont pas disparu, ils véhiculent de dangereuses maladies et nos boules demeurent sensibles aux claques.




Un autre proverbe chinois, moins connu, a également traversé les siècles: "L'eau use la pierre, la pierre n'use pas l'eau." J'aime aussi ce dicton soufi: "Si tu regrettes de m’avoir embrassé, reprends ton baiser!" Et cet aphorisme africain: "Le couteau peut-il se couper lui-même?" Ou ce bon mot de Francis Blanche: "Qui aime bien ses lunettes ménage sa monture." N'oublions pas la leçon des moustiques lorsqu'ils s'approchent de nos précieuses burnes. Elle est reprise par le Dalaï Lama qui la propulse plus avant.

André


























lundi 15 octobre 2018

L'exhibitionnisme masculin : celui qui régale et celui qui importune






En bas de l'échelle de l'exhibitionnisme masculin, on trouve les gars dont la culotte de cycliste met en évidence bourses et bite, à l'exemple des nobles de la fin du Moyen-Âge qui s'inspiraient eux-mêmes de la coque métallique protégeant les génitoires des lansquenets. La protubérance du paquet, c'est la réponse du berger à la bergère qui arbore un généreux décolleté. Au même étage, on observe ceux qui ne portent pas de sous-vêtement et laissent entrevoir les états d'âme de leur petit ou long serpent. Ces exhibitionnistes ne recherchent pas le scandale. Ils réjouissent l'oeil des observatrices et observateurs; mais choquent néanmoins les âmes torturées des puritains qui n'en demandent pas plus pour nourrir leurs complexes.





Les exhibitionnistes impulsifs que poursuivait la police au temps des longs manteaux -- ces imperméables qui s'ouvraient soudain pour révéler un sexe bandé afin d'effrayer les passantes -- on ne les voit plus guère sur le pavé ni dans les parcs. Ils cherchent encore l'aventure dans les gares, au bord des routes, ou pour draguer dans les parkings. Aux pauvres gars qui croient séduire une femme sur les réseaux sociaux, on conseille d'y renoncer. Une bite sans son propriétaire, c'est comme un pied de table sans la table. L'idée d'impressionner ou d'effrayer une personne du sexe opposé les excite probablement et leur donne un sentiment de pouvoir sur elle. Alors qu'ils souffrent probablement de timidité ou d'un complexe d'infériorité. Des psychologues femmes et hommes sont là pour les aider à trouver d'autres voies de socialisation.




Car la nudité, ou la quasi-nudité représentent de magnifiques occasions de se révéler aux autres et à soi-même, de communiquer et communier sans afficher son rang social. Certains mettent en avant leurs muscles, d'autres leur chaleur humaine. On se révèle tel qu'on est et l'on se trouve de nouveaux alliés, sans mentir ni raconter des histoires. Loin des préjugés qui imaginent qu'un corps nu est forcément obscène. Jusqu'en 2012, la nudité était autorisée dans de nombreux lieux en ville de San Francisco. Depuis lors, il faut obtenir une autorisation pour organiser des manifestations au cours desquelles la nudité est acceptable. Comme un défilé de cyclistes, une gay pride ou l'ouverture d'une rue à une journée réservée aux fétichistes de tous ordres. Dommage que ces occasions soient si rares.

André