mercredi 1 février 2017

Sans fausse pudeur -- représenter la splendeur du corps masculin
























Alors que le corps féminin se dessine en courbes enveloppantes, le nu masculin demande plus de détails de la part du sculpteur pour mettre en place le tracé complexe de la musculature et intégrer cette rupture que représente le sexe. Dans la statuaire antique, le service trois-pièces était stylisé et réduit à sa plus simple expression. Aujourd'hui encore, on sent l'artiste peintre, le sculpteur et même le photographe hésitants devant cet animal qui peut se dresser à chaque instant; pour s'étirer par besoin de confort, ou attirer l'attention, sinon marquer son intention... Heureusement, la pornographie l'a libéré et lui a rendu sa vraie nature, ce qui a délié l'expression des artistes -- ceux du moins qui sont sensibles à son attrait mystérieux, à ses changements d'humeur, à son passage si rapide de petit animal chiffonné à grand fauve dressé.                                                                         André




3 commentaires:

Philippe du Nvd a dit…

Eclaire-moi, André...
L'arbre à l'arrière-plan de la photo 18, est ce bien un figuier ?...
Serait ce donc une variante sur le thème du péché originel que tu nous proposes là ?... ou une vision inédite de l'Eveil du Bouddha ?...

Quoi qu'il en soit, pommier ou figuier, dans ton verger moi j'y viens volontiers caresser le serpent !

André a dit…

Navré, Philippe,

ce n'est pas le tronc d'un figuier. Et sur le figuier de mon jardin, les fruits sont pudiquement cachés sous les feuilles. J'ai aussi des kiwis, dont les feuilles sont plus menues. Le touché de ces fruits recouverts d'une toison rasée de près ressemble plus que les figues à ce que nous portons au bas du pubis. J'ai également des kakis qu'on pourrait confondre avec le fruit de la connaissance du bien et du mal. Quant aux jeunes serpents qui dansent sur la photo, honni soit le vieux mâle qui mal y pense. Ils sont heureux ensemble et cela me rend heureux pour eux. Le péché originel est celui de l'homophobie, rien d'autre.

À cet âge, Philippe, nous étions moins libres, moins libérés. Nous apprécions d'autant plus notre part de liberté actuelle...

franck devenes a dit…

trop beau