Je ne suis ni grenouille de bénitier, ni bouffeur de curés [car
végétarien]. Élevé dans
une famille protestante fondamentaliste, j'ai découvert très jeune -- en
ouvrant les yeux pendant les prières -- combien ceux qui m'enseignaient
la "parole de Dieu" surfaient -- délibérément ou non -- dans
la fiction. Peu d'entre eux donnaient l'impression d'être bienheureux en
présence de ce Seigneur dont ils prononçaient les louanges. Dès lors si
je considère le comportement de la prêtrise
catholique à travers le monde, avec mon expérience de gay à qui on ne la
fait pas, je peux imaginer combien les victimes sexuelles du clergé ont
souffert à la fois des violences endurées et du
silence que suscitait leur honte erronée.
Mettez-vous à la place d'un séminariste qui doit demeurer chaste pour
avoir le droit de diriger la vie de ses paroissiens ! La prêtraille qui y
contraint le jeune homme est détraquée; d'autant plus si elle-même n'a
pas respecté ce tabou... À la fin de l'adolescence, nous les gars sommes
turbinés par la libido et découvrons une énergie qui nous habite de la
tête au cœur et jusqu'aux couilles en passant par peau et poils. En
français le mot amour recouvre l'appétit sexuel en même temps que la
tendresse et les autres attachements. Le respect de notre propre corps,
l'analyse de nos qualités et nos défauts sont primordiaux pour
rencontrer notre prochain/e sans jugements. Comment voulez-vous qu'un
prédicateur exhorte ses ouailles à aimer Dieu s'il n'a jamais pu
s'autoriser une passion envers un/e semblable !
Mardi 5 décembre, France 2 a diffusé Le prix d'une vie, enquête
sur la pédophilie au sein
de la Congrégation des Frères Saint-Gabriel. Leurs souffre-douleur
étaient des fillettes et des garçons de moins de 10 ans enrôlés dans un
internat dirigé par des religieux de 1940 à 1972. Sur 21 enseignants, on
dénombre 9 abuseurs dénoncés par les victimes qui ont créé un
collectif. "Aujourd'hui, j'ai toujours aussi mal," confie Gérard. "Je
viens de parler pour la première fois de ce qui m'est arrivé. J'ai
contribué à lever le voile sur ce triste passé." Jean-Pierre ému aux
larmes en montrant une photo de lui enfant sur laquelle on lit tout son
malheur [et les parents ne s'en ont pas rendu compte ?] déclare: "C'est
une catastrophe de supporter des abus sexuels deux fois la semaine. J'ai
cru que j'étais fou."
Des drag kings (ou queens), sans perruques ni hauts talons.
Une femme rapporte son dégoût. Le séminariste a commencé par introduire
ses mains dans le dos de la fillette, puis devant jusqu'à l'entrejambe
en commentant: "Dieu vient vers toi !" Puis il a fallu qu'elle le
masturbe. Ensuite il a enfoncé sa bite dans le sexe de l'enfant qui le
suppliait d'arrêter et a fini par éjaculer et l'obliger à avaler, en
commentant: "Tu viens vers Dieu !" Il sentait mauvais et cette odeur a
longtemps tourmenté la petite. Le documentaire rapporte aussi les
nombreuses démarches de ces retraités pour obtenir justice et un geste
de réparation. Beaucoup ont traversé des périodes de dépression,
d'amnésie, de honte solitaire, de consommation de drogues et de
tentatives de suicide.
Dans
chaque église catholique un cadavre décharné, presque nu
et cloué sur une croix domine le décor. Pourtant, les évangiles rapportent que le corps du Ressuscité
se trouvait dans un état glorieux. À ses disciples qui se demandaient s'ils avaient affaire à un esprit Jésus déclare : "Ainsi est-il
écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d'entre les morts le
troisième jour, et qu'en son Nom le repentir en vue de la rémission des
péchés serait proclamé à toutes les nations [...] De cela vous êtes
témoins. [Et moi,] je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de
la force d'en-haut." Levant les mains, il les bénit et fut emporté au ciel.
Apparemment, le Saint-siège du Vatican n'est pas encore entré dans l'ère
chrétienne.
En
Suisse, une étude de l'Université de Zurich a dénombré plus de 1000 cas
d'abus sexuels depuis le milieu du XXe siècle. Ce décompte ne fait que
commencer. Rien qu'à l'abbaye de Saint-Maurice, en Valais, célèbre pour la qualité
de son enseignement à des élèves laïques de bonnes familles, plus d'une
dizaine de chanoines seraient impliqués à cause de punitions sadiques et vicieuses ainsi que d'abus
sexuels. Après ce déballage, pour remplacer l'abbé directeur, lui-même
soupçonné, les responsables en ont nommé un autre, lui aussi accusé de comportements déviants... La puissance religieuse
qui faisait taire les victimes et déplaçait les coupables, afin de continuer à
diriger la vie des paroissiens et à collecter leurs offrandes va-elle évoluer ou périr ?
André
P.S. -- 80 hommes soupçonnés de
pédocriminalité ont été interpellés la semaine dernière en France, dans un
vaste coup de filet. Parmi les mis en cause, âgés d'une
trentaine à plus d'une soixantaine d'années, cela va de l'élu local au
chômeur, en passant par l'ingénieur. Plus de 100'000 vidéos et photos
pédocriminelles ont été retrouvées lors des perquisitions. Les images
étaient stockées dans des ordinateurs, disques durs ou autres supports
numériques. Certains contenus étaient extrêmement violents, présentant des actes sexuels commis sur des
nourrissons, ou des enfants abusés sexuellement avec des animaux.
La semaine dernière j'ai découvert, sur une chaîne de TV allemande, que
des femmes adultes commettent aussi des agressions sexuelles sur de
petits garçons. Le gars interviewé, Michael Reh, né à Dortmund il y a 61
ans, déclarait que sa tante l'avait violé pour la première fois alors
qu'il avait 4 ans et que ses parents l'avaient remis à la garde de cette
femme. Et cela a duré jusqu'à sa douzième année. "On m'a souvent
demandé pourquoi je n'avais rien dit. C'est une telle agression pour
l'âme et le corps d'un enfant qu'il n'y comprend rien et ne saurait
l'expliquer." Dans son cas, il y avait en plus la menace de l'adulte
qu'elle le tuerait si il en parlait. Elle ajoutait: "Même si tu le
racontes, personne ne te croira."
Les gars auxquels il a expliqué plus tard ce qu'il avait subi
s'étonnaient: "Mais t'étais pas la victime puisque tu la baisais !" Un
môme de 4 ans qu'on oblige à sucer le sexe d'une adulte et auquel
on enfile des trucs dans l'anus ? On peut comprendre que les jeunes
victimes restent muettes, de peur de n'être pas prises au sérieux. C'est
pourquoi ces actes criminels sont si rarement rapportés à la police. Les petits souffrent d'un terrible traumatisme, d'autant plus lourd que les
coupables font en général partie du cercle familial ou d'amis proches.
Certaines scènes de ce qui a été infligé au petit Michael reviennent à
la mémoire de l'adulte aujourd'hui photographe et écrivain installé aux
États-Unis. Maintenant, comme à l'époque, il se dissocie pour ne pas
ressentir la douleur ni la honte. Ces souffrances seraient trop
envahissantes, trop violentes. Elles lui reviennent lorsqu'il en parle
devant les médias. Néanmoins il le fait parce qu'il ressent une immense
sympathie envers le gamin qu'il était. "À l'époque j'ai souffert de
dépression et cessé de manger. Alors on m'a interné durant des semaines
dans une institution spéciale. Et cela a amplifié mon sentiment que
j'étais coupable de ce qui m'arrivait. C'était ma faute, alors on se
débarrassait de moi."
Depuis, Michael Reh a appris que son père avait été victime, comme lui,
d'agressions sexuelles venant d'une femme. "À son époque c'était encore
plus tabou, surtout dans une famille profondément
catholique. Néanmoins, cela n'explique pas que mon père ait toléré ce
qui m'est arrivé. Car il le savait et ma mère aussi ! Mais j'imagine
qu'il l'a refoulé parce que c'était tellement horrible et menaçant,
aussi pour lui. La honte et l'ignominie étaient probablement si
invincibles qu'il a sacrifié son fils pour survivre. Et moi, à l'époque,
j'ai pensé que si mes parents me confiaient à ma tante, c'était normal
dans une famille."
Après des études à Hambourg et Paris, Michael Reh s'est installé à New
York où il s'est imposé comme photographe de mode et de publicité. En
tant que gay, il a publié du nu masculin dans divers magazines et
calendriers. Soutenue par le Gouvernement Allemand, son exposition
intitulée Traffic détaille les dangers de la drogue. Elle a été
présentée dans plusieurs pays. Reh est aussi écrivain. Son prochain
livre paraîtra le 17 avril. Intitulé Die neun Gebote – Wie man sexuellen Missbrauch überlebt: Ein Leitfaden für Überlebende, deren Familien und Freunde, ce bouquin décrit son histoire d'abus sexuel et montre comment on peut sortir de cette épreuve. En 2020 Reh avait publié le roman Katharsis. Drama einer Familie, l'histoire d'un photographe à succès dont le frère jumeau a commis un double crime au sein même de leur famille.
Lorsque
Michael Reh a voulu porter son affaire devant la justice, le délai de
prescription était de dix ans. Donc c'était beaucoup trop tard. Et il fallait présenter au moins un
témoin ! Comment la justice peut-elle être aussi injuste ? Le taux des agressions sexuelles commises par des femmes s’établit à
environ 5 % de toutes les infractions de ce type.
L'an dernier, à un journaliste qui lui demandait comment il se
définissait: queer, homosexuel ou être humain ? il a répondu:
"Aujourd'hui, je me considère comme une personne normale. Bien sûr, en
tant que gay j'aime les hommes et cela a toujours été une part
importante de ma vie. Néanmoins l'essentiel est de s'accepter et
d'accepter les autres. Ce qui n'est pas toujours facile, même dans notre
société occidentale. Voilà: l'intégration au lieu de la séparation
demeure ma priorité."
La rébellion d'un groupe de prêtres et de nombreux laïques qui couvait
en Allemagne et en Autriche contre le Vatican, s'est manifestée
ouvertement ces dernières semaines, notamment sous
le hashtag de la désobéissance #Pastoraler Ungehorsam. Depuis
des années, ces membres de l'Église catholique travaillent à définir le
contour de réformes concernant le célibat du clergé et des communautés
monacales, la prêtrise féminine, la place des laïques femmes et hommes,
l'avortement, le remariage des divorcés et la bénédiction des unions
LGBT+.
En mars, la Congrégation pour la doctrine de la Foi avait réaffirmé que
l'homosexualité est "un péché" et qu'elle refusait le sacrement du
mariage aux couples d'un même sexe. Dans les pays de langue allemande,
quelque
2600 prêtres accompagnés de théologiens et de nombreux laïcs ont
rétorqué en signant une pétition contestant cette position et appelant à
la désobéissance. Et des drapeaux arc-en-ciel ont flotté sur les
frontons de nombreuses églises. Certains ont été arrachés, déchirés
sinon salis par des chrétiens scandalisés ou des sympathisants de
l'extrême droite. Il y a eu des appels à la haine sur les réseaux
sociaux.
Encouragées par l'élan de solidarité envers les LGBT+, plus de 100
paroisses ont organisé des cérémonies de bénédiction ouvertes "à ceux
qui s'aiment" -- lesbiennes, homosexuels et
hétérosexuels divorcés -- et ne sont pas mariés. Elles répondaient à
l'initiative "l'amour
l'emporte" lancée par des prêtres, des diacres et d'autres volontaires.
Cette action qui promeut une Église dans
laquelle chacun trouve sa place indépendamment de son orientation
sexuelle a été critiquée par l'assemblée
des évêques. Ils
craignent qu'elle ne sépare des paroisses allemandes de l'ensemble de
l'Église catholique. [Précisons qu'une prière sollicitant la bénédiction
divine sur un couple diffère du sacrement du mariage.]
La société occidentale évolue, mais pas partout. Nous, les privilégiés,
en sommes témoins et bénéficiaires. Néanmoins, ces progrès sont fragiles
et des politiciens en vue ainsi que de nombreux dignitaires religieux
allument encore des haines racistes contre nos minorités LGBT+.
Actuellement, ils visent particulièrement les personnes transgenre. En
conséquence, elles sont attaquées physiquement, voire assassinées.
Pourtant, le leitmotiv "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" revient
dans plusieurs livres du Nouveau Testament comme la base du bien vivre
pour ceux qui se prétendent "chrétiens". Parmi nos ennemis les plus
violents, on compte de nombreux gays qui ne s'acceptent pas, qui n'ont
pas appris à se tolérer, puis à s'aimer tels qu'ils sont...
Égalité pour les femmes et les LGBT+: les calotins du Vatican en prennent plein la gueule.
Le Vatican dirige l'entreprise mondiale comptant le plus de lesbiennes
et d'homosexuels parmi son personnel. Son patron, le pape François,
navigue à vue. Parfois, il perd sacrément les pédales. Je cite de
mémoire un discours dans lequel il avait déclaré que l'homosexualité
était actuellement à la mode et que cela se faisait sentir jusque dans
l'Église. On ne devrait pas, disait-il, accueillir les gens influencés
par cette tendance, ni dans les séminaires, ni dans les ordres. Ce
serait une erreur d'imaginer que de compter des prêtres gays dans la
communauté religieuse ne serait "pas si grave", parce que
l'homosexualité serait juste une orientation parmi d'autres... Le brave homme se rend-il compte que les gays n'ont plus besoin de se cacher et de s'engager dans l'Église ?
Et les pédophiles, et les pédérastes qui ont passé aux actes depuis
si longtemps sans être jugés ni congédiés ? Dont les péchés ont été
tolérés, acceptés et cachés par leurs supérieurs hiérarchiques qui
pratiquaient la même perversion, ou un autre vice, par exemple celui de
s'enrichir personnellement grâce aux dons des fidèles. Le catholicisme
-- comme diverses sectes protestantes -- compte à son service beaucoup
de mecs réprimés, enfermés dans des lois qui suscitent la déconnexion,
sinon la violence envers les plus faibles. Et toutes les dérives de la
Curie romaine (l'incurie ou l'écurie ?). Nous assistons actuellement à
un démantèlement de ces organisations qui n'ont pas su évoluer comme le
font les lois de nos sociétés, lentement certes, mais dans le respect du
prochain.
André
Un rapprochement qui offusque les uns et que d'autres soutiennent.
Le mariage est béni dans plusieurs paroisses protestantes depuis 2016.
Le groupe Brings de Cologne a chanté Liebe gewinnt "L'amour triomphe" cette semaine durant le service religieux consacré aux couples gays dans une église de Hamm en Westphalie.
...Et nous prions Pour qu'un miracle se produise Et que nous comprenions enfin Que nous sommes toutes et tous pareils Et que seul l'amour peut triompher...
Une fois de plus, le clergé catholique crucifie le "mariage gay". Le
mois dernier, le Vatican nous a rappelé, à vous nos soeurs et à nous
vos frères LGBTQI+, que l'homosexualité demeure un "péché", selon Rome. Dès lors,
l'union du mariage ne peut pas être bénie par le clergé catholique. Ce
genre de déclaration est ahurissant de la part d'une organisation
religieuse qui se présente comme mandataire d'un Dieu d'amour envers la
créature humaine. D'autant plus ahurissant que le ledit ambassadeur est
incriminé d'abus et de viols de millions d'enfants et d'adultes à
travers le monde; cela tout au long des siècles, depuis la naissance du
christianisme.
Drag king ou drag queen ?
L'Église romaine est l'entreprise planétaire qui emploie le plus grand
nombre d'ouvrières et d'ouvriers dont l'orientation naturelle est
homosexuelle. Oui, des milliers (ou des millions ?) de gouines et de
pédales qui ont accepté de vivre dans la chasteté, jusqu'à ce que mort
s'ensuive. Je suis certain qu'une majorité d'entre elles et eux
respectent leur engagement et s'acquittent de leur tâche avec conscience
et dévouement -- c'est leur vocation. Mais pourquoi ces croyants
n'ont-ils pas lancé d'alertes insistantes concernant les effroyables dysfonctionnements de leur
Église ?
#balancetonprêtre
En même temps que le Vatican nous rappelait sa position sur le mariage
"des pécheurs", nous apprenions que l'évêché de Cologne reportait la
publication d'une enquête portant sur les cas d'abus sexuels commis dans
son diocèse et sur les mesures prises envers les victimes ainsi que les
abuseurs. Un cabinet d'avocats l'avait réalisée sur la demande du
cardinal Woelki. Mais pour des raisons de "protection des données"
et de "la personnalité", le diocèse a repoussé la publication de ce rapport
à une date ultérieure... Une investigation publiée en 2018 avait révélé
la trace d'au moins 3600
victimes et de 1600 prêtres accusés depuis la fin de la Seconde Guerre
Mondiale. D'autres diocèses avaient lancé des démarches analogues à celle
de Cologne.
Satan rôde...
...autour des confessionnaux.
Cette Église -- comme beaucoup de sectes protestantes fondamentalistes
ou l'Islam en général -- ne respecte pas le principe d'égalité entre
tous les êtres humains. Elle n'est pas encore entrée dans le XXIe
siècle ! Elle continue à bâillonner les femmes. Et, à ma connaissance,
Rome n'a pas fait toute la clarté sur le rôle de Pie XII durant la
Deuxième
guerre mondiale, alors que des documents sur son attitude vis-à-vis de
la Shoah et des siècles d'antisémitisme demeurent enfermés dans ses
caves. Le cercle vicieux des dogmes dans lequel tourne en rond une
hiérarchie dépassée, sourde, aveugle, cabotine et cachottière la
gangrène. Cette mafia ecclésiastique finira dans le mur.
Chacun porte sa croix.
"I can't believe LGBT people are worshipping Satan instead of our nice God who hates them."
Revenons au refus d'accorder la bénédiction divine à l'engagement
d'amour des gays catholiques. Si les théologiens à la solde du Vatican
étaient honnêtes devant leur Dieu et leurs paroissiens, ils
reconnaîtraient que le sujet du mariage LGBTQI+ n'est pas traité dans
les Saintes Écritures, celui du mariage en général à peine abordé. Paul
dans son Épître aux Hébreux affirme: "Précieux entre tous est le mariage
et le lit sans souillure: oui, les putains et les adultères, Dieu les
juge." Concernant les femmes, ce célibataire recommande qu'elles se
taisent, "car c'est une honte pour une femme de parler dans une
communauté (= église). Si elles désirent apprendre, qu'elles interrogent
leur mari à la maison."
Comment les jeunes catholiques qui n'acceptent pas encore leur
orientation sexuelle (et sont entourés de témoignages hostiles)
peuvent-ils réconcilier les bavardages du pape sur notre égalité aux
yeux de Dieu et les déclarations du Vatican sur l'infériorité de nos
engagements amoureux. La dépression et la tentation du suicide ravagent
beaucoup de vies.
En ce qui concerne la bénédiction d'un mariage, ne serait-il pas plus
approprié pour le Saint-Siège de déclarer qu'étant donné l'évolution
actuelle de la société et des relations entre les êtres, la décision
appartient au couple lui-même. Veut-il progresser dans sa vie conjugale
sous le regard de son Dieu, ou sous celui de la société contemporaine ?
Ce serait montrer que l'Église renonce au patriarcat qu'elle exerce
depuis l'antiquité et qu'elle respecte enfin la personnalité et
l'individualité de ses paroissiens.
André
Le bon Samaritain : une belle tâche pour nous.
Et partager les plaisirs de la vie...
Une demande en mariage toute simple et pourtant émouvante.