Habillé et emplumé, nu et peinturluré, tatoué ou percé, le corps humain d'aujourd'hui subit beaucoup de modifications -- le pauvre ! -- dont la plupart n'ont rien à voir avec la notion traditionnelle d'esthétique. Nés de différentes pratiques tribales, le tatouage et la scarification ont perdu leur signification religieuse ou coutumière pour devenir de simples graffitis imprimés au fur et à mesure d'une mode ou d'évènements marquant une existence.
Ces représentations graphiques défigurent souvent une poitrine féminine, un visage, des bras, des jambes. Les Américains parlent de body art alors que l'inspiration à l'origine de ces modifications corporelles tient plutôt de la foucade.
Les
tétons de certains gars s'érigent dès que leur propriétaire commence à
se désaper en vue d'une activité sexuelle, qu'elle soit avec un/e
comparse ou purement masturbatoire. Chez d'autres, il suffit d'effleurer
ou lécher tendrement ces petits boutons pour qu'ils prennent le
garde-à-vous. Les mecs les plus durs à cuire demandent qu'on suce, pince
plus ou moins durement leurs mamelons, voire qu'on les morde et les torde. Cela fait sauter le demandeur au plafond. Et là, vous le tenez à votre merci.
C'est
un préliminaire bienvenu à tout ce que l'on peut entreprendre ensuite
sous la ceinture. Il y a comme une ligne directe reliant le thorax au
sexe. Je plains les hommes qui demeurent insensibles à ces traitements.
Mais il est possible de s'y
convertir sur le tard car, dans ce domaine aussi, la sensibilité
s'exerce. (Sauf chez ceux qui considèrent cette part de sensualité comme
indésirable pour un "vrai" mâle.) Le procédé consiste à manipuler les
tétons avec patience en les massant, les malaxant, les étirant (sans
violence), en utilisant aussi une petite pompe produite à cet effet qui
vous les tétera.
Après, les gars qui en profitent pour s'acheminer sur un chemin plus
violent peuvent utiliser les instruments qu'on voit dans cette série de
photos. Et bien d'autres... Néanmoins, pas besoin de sadisme pour entrer
en transe. Notre corps offre tous les organes et toutes les surfaces
nécessaires pour y parvenir lorsque l'état érectile est atteint,
déclenchant la sécrétion d'ocytocine. Tout ce plaisir, nous le devons au
fait que, peu de temps après la conception, l'embryon humain que nous
sommes est androgyne -- un peu mâle, un peu femelle. Puis le destin
désigne la voie que nous allons suivre. Ce fait devrait nous inciter à
nous respecter les unes et les uns, à nous considérer de même valeur.
Torse nu, contemplez vos tétons et écoutez-les. Depuis la rencontre du spermatozoïde
et de l'ovocyte de vos parents, il s'est produit beaucoup de péripéties
dans ce qui allait devenir votre corps d'adulte. D'abord, durant
quelques semaines, on ne savait pas si vous alliez devenir une femme ou
un homme. Et, à votre naissance, vous arboriez la
même paire de tétons que votre sœur. Néanmoins, vous étiez doté d'un
sexe différent et vous alliez vous demander à quoi pouvaient bien servir les deux boutons chez un garçon. Même à l'âge adulte, certains gars
continuent à se poser la question.
Pour d'autres, la réponse est évidente. Leurs
tétons entrent en érection dès qu'ils sont
excités, comme deux petites bites supplémentaires. Il suffit d'embrasser ces boutons, les lécher, sucer, pincer légèrement ou plus fortement, voire
de les mordre pour que ces hommes sautent au plafond. C'est
un complément bienvenu à tout ce que l'on peut entreprendre en-dessous
de la ceinture. Il y a comme une ligne directe entre la poitrine et le
sexe. L'âge auquel l'adolescent y devient sensible varie suivant
l'individu.
Cette zone érogène n'est pas réservée aux LGBTQ+. Les mâles hétéros y
sont également sensibles, mais ils en parlent moins facilement...
Celui-ci s'exprime ouvertement: "Je peux arriver à l'orgasme en deux ou
trois minutes rien qu'avec la stimulation de mes tétons. Si ma femme les
suce gentiment alors que je la tiens dans mes bras, je bande
rapidement. Je n'ai pas besoin de me masturber, cette stimulation
suffit." Autre témoignage: "Mon téton droit est le plus sensible,
j'arrive à bander rien qu'en jouant avec lui. Je l'inclus toujours
lorsque je veux me vider les baloches, ça me rend fou. Et j'adore quand
un gars joue avec. Et si il me lèche, il peut faire tout ce qu'il veut
avec moi, je ne m'appartiens plus."
"C'est une zone moins connue, déclare un troisième témoin, je l'ai découverte vers mes
30 ans et depuis je l'affectionne tout particulièrement. Je dirais que
c'est le bouton d'allumage avant de partir vers de nouvelles
aventures
avec mon amant ! La pratique doit se faire en douceur pour aller
crescendo jusqu'au grand final !" Oui oui, les
gars qui se jettent sur les
tétons d'autrui
en les pinçant immédiatement sont aussi insensibles que ceux qui vous
branlent violemment. Est-ce qu'ils se masturbent de
la même façon ? Dans ce cas, les pauvres ne connaissent pas les
bienfaits prolongés de la sensualité...
La perforation des
tétons est devenue courante chez les hommes. Dans cette zone dont la
sensibilité varie d'une personne à l'autre, on constate qu'elle peut
s'amplifier à condition d'avoir choisi un perceur compétent. La
dimension de l'organe peut également se développer à cause de la
stimulation que produit l'objet inséré.
Nos tétons captent l'air du temps. Ils attirent notre attention sur l'anima et l'animus de Carl Jung ou sur le yin et le yang, deux dynamiques distinctes qui nous habitent. Le symbole chinois du yin, la lumière de la lune, représente notre énergie féminine à chacun/e; et le yang,
la lumière du soleil, notre part masculine. L'association de ces deux
forces contraires n'est pas à parts égales; elle varie d'une personne à
l'autre. C'est ce qui assure notre spécificité individuelle. Dans
l'histoire de la planète Terre, des sociétés l'ont compris il y a
longtemps; plusieurs l'ont oublié. On parle maintenant d'égalité entre
êtres humains. Et des sujets tels que genre ou transgenre, liberté
personnelle, respect entre races, entre pratiquants religieux gênent
terriblement... Les mecs que cela horripile feraient bien de contempler
leurs tétons dans le miroir.La part féminine d'un gars, c'est ce qui dirige sa combativité vers une prodigieuse créativité.