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dimanche 13 novembre 2022

Ils sont tous perdants : cela ne les fait plus bander joyeusement





Les élections de mi-mandat qu'attendait l'ineffable Donald -- ex-président des États-Désunis -- pour annoncer sa candidature à la présidentielle de 2024 ne se sont pas déroulées comme il le prédisait. Car la vague rouge (républicaine) n'a pas tout emporté sur son passage. Le chétif parti démocrate frétille encore. Ni les partisans de l'un ou de l'autre parti ne bandent allègrement. Et Ron DeSantis, 44 ans, gouverneur de Floride, anciennement poulain de Trump, a changé de rôle: à 44 ans, il est devenu son concurrent. Déclaration du vieux: "Si Ron se présente aux élections, je vous dirai des choses sur lui qui ne seront pas très flatteuses". Pour les LGBTQ+, le danger est important. En Floride, DeSantis a instauré des lois interdisant tout enseignement et vente de bouquins expliquant l'orientation sexuelle et l'histoire raciale des USA à des adolescents. Il est un républicain aussi extrême que Trump.






Si les Républicains prenaient un pouvoir encore plus absolu, on pourrait craindre un désastre total aux USA. Et par ricochet sur d'autres nations. L'interdiction de l'avortement est déjà en cours; l'égalité des lois en faveur des LGBTQ+ pourrait suivre. Ensuite la surveillance de l'intégrité des élections. Actuellement, plus de 370 politiciens se présentant à une élection ont douté, ou totalement désavoué les résultats de l'élection présidentielle de 2020. Et l'on estime que 48 des 50 États du pays comptent des partisans de l'information truquée parmi les candidats à des postes officiels. Voilà à quoi mène un système bipartisan...

L'éclipse lunaire du 8 novembre 2022.

Durant la nuit menant au 8 novembre, journée des élections du mi-mandat, une éclipse lunaire a eu lieu au-dessus de l'Amérique du Nord, d'une partie de l'Asie et de l'Océan pacifique. Ce qu'elle révèle est très important, selon des astrologues sérieux qui l'avaient annoncée. Ces genres d'éclipses sont des lunaisons puissantes qui reflètent des bouleversements imprévus sur la terre et dans nos vies. Pour profiter de la leçon, il nous faut agir sans hésiter. Or, comme nous avons pu l'observer avec le début de la pandémie du covid, la réaction des gouvernements a démontré l'étendue de leur impréparation. Et nous, au niveau individuel, sommes-nous entraînés à lâcher prise et prendre des résolutions rapides, à sortir de notre zone de confort sans pleurnicher ?






Sans compétence ni dépendance dans ce domaine, je lis néanmoins parfois l'avis de Rob Brezsny dans son horoscope hebdomadaire. Actuellement, il déclare: "In my experience, you Tauruses often have more help available than you realize. You underestimate your power to call on support, and as a result, don't call on it enough." C'est vrai, je n'appelle pas à l'aide, parce que, en tant qu'adolescent et jeune adulte gay, si j'avais demandé de l'aide, on m'aurait proposé celle de Dieu pour devenir "normal". Et lors des grands drames de ma vie, personne de mon entourage ne m'a serré dans ses bras. "...Now is a favorable time for you to go in quest of all the help you could possibly want." Je suis Taureau ascendant Gémeau. "Sometimes, life compels us to change... You could probably continue with the status quo for a while. And yet, you may sense a growing curiosity about how your life could be different. The possibility of instigating a transformation intrigues you. I suggest you trust this intuition. If you do, the coming weeks will bring you greater clarity about how to proceed." Ah, le défi !




Le phénomène révélé par l'éclipse concernera principalement des personne nées sous le signe des Taureau, Scorpion, Lion ou Verseau. Ses effets pourraient durer plusieurs mois. Il va provoquer des prises de conscience importantes et leur accomplissement; mais pourrait aussi pousser à des "débordements émotionnels difficiles à contrôler". Et c'est encore plus fort au niveau des États, de l'économie mondiale, de l'environnement, comme on peut l'observer actuellement. Le fait est si frappant, si menaçant, trop abrupte. Il nous aveugle. Néanmoins, c'est lui qui va nous propulser vers notre avenir. Alors : courage à chacun d'entre nous !

 André









Tu as vraiment voté pour les démocrates ?


Je vais t'apprendre à respecter ta famille et ton Dieu.





































dimanche 10 juillet 2022

Le retour du bâton : après l'avortement, le mariage pour tous ?




Avons-nous vraiment obtenu le droit d'aimer ?

Les illustrations de cette page sont l’œuvre du photographe new-yorkais Ron Amato. En 2017, il a décidé d'émettre une déclaration politique. Trump avait choisi un vice-président foncièrement homophobe et son administration s'était engagée dans plusieurs mesures destinées à démanteler les acquis de la communauté LGBTQ+ dans la sphère de l'emploi, du logement, de l'éducation et de nos relations avec nos partenaires. Ron Amato a donc créé une série de photos pour exprimer son point de vue. Le symbole qu'il a choisi est un linceul blanc.


Le droit de nous attacher à qui nous avons choisi ?

"Tout au long de notre histoire, déclare le photographe, la communauté gay a tenté de rendre notre existence plus supportable pour les hétéros en déclarant, par exemple, qu'il "ne s'agissait pas de sexe, mais d'amour." À mon avis, c'est une fausse représentation de l'humanité. Contester à notre sexualité son importance c'est désavouer qui nous sommes, nous ces vibrantes créatures. L'attrait sexuel et sa réalisation sont à la base d'une vie saine et productive. Les hommes dans cette série de photos sont empêchés d'atteindre cet épanouissement parce qu'on leur refuse l'inaliénable droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur."

Avons-nous jamais eu la totale liberté d'être qui nous sommes ?

Permettez-moi un souvenir personnel. Au début des années 1980 j'ai participé à l'une des premières émissions de la Télévision suisse concernant l'homosexualité. J'ai demandé que mon nom paraisse à l'écran avec la mention de "président du club Symétrie". Je le pouvais car le directeur de l'entreprise où je travaillais était au courant. À l'époque, c'était un privilège rare. Les autres gars étaient filmés le bonnet bien enfoncé sur la tête. Le lendemain, nous regardions l'émission en famille, une de mes sœurs, ses deux petits garçons, notre mère et moi.

Sans nous cacher ?


Sans devoir mentir ?



L'introduction avait été filmée dans un spectacle de travestis. C'était l'époque de la "Cage aux folles" auxquelles on assimilait tous les pédés. Un de mes neveux a tout de suite réagi: "Mais qu'est-ce que ça affaire avec oncle André ?" Quelques jours plus tard, le plus jeune demandait à sa mère: "Quand je serai grand, est-ce que je pourrai avoir une tondeuse et quand même me marier ?" Car nous poussions ensemble la machine à tondre le gazon.

Soutenus par notre famille ?

En Floride, depuis le 1er juillet 2022, une loi "don't say gay" interdit de parler d'orientation sexuelle et de genre jusqu'à la troisième année scolaire. Et les parents doivent être avertis si leur enfant participe à des activités gymniques ou à un voyage sous la direction d'une personne qui a fait son coming out. D'autres États ont pris la même mesure et y ajoutent l'obligation, pour les étudiants transgenre de tout âge, de fréquenter les toilettes et le vestiaire réservés à leur sexe d'origine... Vous imaginez la fille devenue un gars à moustache entrant chez les femmes au lieu des pissoirs...




Avec la révocation du droit fédéral à l'avortement (qui frappe les plus défavorisées) et la libre circulation des armes mortelles, ces foutus États-Désunis sont en plein "backlash": un retour en arrière significatif. Les marchands de fusils et de munitions proclament: "Les citoyens achètent des armes pour assurer leur défense et celle de leur entourage; du reste, les armes ne tuent pas, ce sont des individus qui en prennent la décision." Quant aux citoyens séditieux, ils se justifient: "Grâce à cette liberté, nous avons la capacité de prendre les armes contre un gouvernement qui deviendrait tyrannique." 


Clarence Thomas, le juge le plus conservateur de la Cour suprême a évoqué la possibilité de remettre en cause d'autres lois. Par exemple: l'arrêt de 2003 contre les anciennes lois pénalisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Puis l'arrêt de 2015 protégeant le mariage pour tous au niveau national. Et l'arrêt de 1965 qui consacrait le droit à la contraception. À quand le retour de l'esclavage ? Il offrirait un emploi à ces nombreux jeunes Afro-Américains emprisonnés pour des délits auxquels échappent les Blancs...




Ainsi va la montée du fascisme dans l'Amérique actuelle. Les blancs pieux prétendent respecter les commandements d'une Bible qu'ils n'ont pas lue. En fait ils suivent l'interprétation qu'en font les clergés évangéliques, voire catholiques, inspirés par des prophètes comme D.D.T. Oui, Donald Duck Trump, celui qui passe la main sous les jupes des jeunes femmes pour vérifier si elles sont véritablement vierges, comme elles l'ont promis de rester jusqu'au mariage. Cela aussi, c'est l'Amérique profonde, toujours plus proche d'une dictature islamiste. Une fausse masculinité règne dans ces milieux politiques où l'on considère que les gars LGBTQ+ ne sont pas dignes de vivre.

Et l'Europe, est-ce qu'elle va suivre ce modèle suicidaire ?

André













dimanche 26 juin 2022

USA : comment les "Fascistes chrétiens" attaquent nos libertés













Alors que la Commission parlementaire américaine analyse comment Trump a tenté de fausser le résultat de l'élection présidentielle, les militants du Parti républicain mettent en danger la liberté des citoyennes et citoyens. Chaque État qui le désire peut désormais interdire l'avortement et treize d'entre eux vont l'appliquer prochainement. En revanche, pas de changement concernant la vente quasiment libre des armes malgré le nombre terrifiant d'attentats commis régulièrement. Quant à la vulnérabilité des LGBTQ+ , elle est accrue parce que le mariage pour tous pourrait aussi passer à la trappe et que les personnes transgenre sont visées par toutes sortes d'injustices.

La Pride de Los Angeles cette année.

Parmi nos détracteurs il y a le mouvement des "Fascistes chrétiens". Sur les réseaux sociaux, on les voit entrer dans un bar gay pour foutre le bordel. Ou inciter leurs membres à saboter les gay prides. En février, l'association "Protection des enfants du Texas" avait organisé une conférence durant laquelle les orateurs ont fait l'éloge de Poutine ou Hitler, incitant les participants à pendre leurs ennemis politiques... Des influenceurs sur YouTube organisent la chasse aux pédophiles en filmant des acteurs en train de séduire des enfants eux aussi recrutés en tant qu'acteurs.




Une rumeur prétend que le pourcentage des personnes LGBTQ+ augmente régulièrement. Et que, si on n'arrête pas cette croissance, la population du monde le sera entièrement dés 2053. Comme ce sont les couples hétéros qui nous mettent au monde, j'imagine que la planète sera enfin débarrassée des humains... En Floride, la nouvelle loi "Don't Say Gay" exclut de parler de l'orientation sexuelle et du genre à l'école afin d'éviter "la contagion". Et les livres qui abordent ces sujets sont interdits de vente aux mineurs comme aussi de prêt dans les bibliothèques. La planète est sauvée !

Pasteur Mark Burns : pro Trump.

Le pasteur Mark Burns (ci-dessus) -- "un homme de Dieu" selon Donald T. -- est un télévangéliste de Caroline du Sud. Cette année, il a déclaré qu'il fallait mettre en prison les parents et les enseignants qui soutiennent des enfants transgenre, les comparant aux éducateurs de la Jeunesse hitlérienne. Ils devraient être condamnés pour trahison ce qui, aux États-Unis, est passible de mort, parce qu'ils influencent ces jeunes. Plusieurs leaders républicains soutiennent cette thèse, précisant que des adultes qui expliquent ce que sont les LGBTQ+ à des jeunes représentent une menace pour la sécurité de la nation... Abordant un autre danger, le pasteur Burns a visé le docteur Anthony Fauci, conseiller en chef du Président Biden durant la pandémie du coronavirus. Il considère que Fauci devrait être pendu pour toutes les morts que sa vaccination forcée a entraînées.






Dans ma jeunesse, notre homosexualité était de la faute des mères. Au siècle précédent, parce qu'on avait été séduit par un "inverti". Demandez aux hommes qui ont été abusés dans leur enfance ou leur jeunesse par des chefs scouts, des profs de sport ou des religieux si cela a influencé leur orientation, si c'était contagieux. Non ! En revanche, cela les a meurtris corps et âme, qu'ils aient été gays ou non. Plus récemment, on considérait que l'homosexualité était une déficience, une sorte de malformation qu'il fallait guérir. Maintenant, si le nombre des LGBTQ+ semble encore augmenter, c'est parce qu'il nous est devenu plus aisé de sortir du placard. Espérons que nous ne serons pas obligés d'y retourner !

Avant.


Après.

Revenons aux États-Désunis où la mégalomanie de la population évangélique est très développée. Au départ, ces gens étaient des personnes pieuses qui suivaient l'enseignement des Évangiles. Puis leurs pasteurs ont pris plus de pouvoir. À ce jour, ils ne suivent pas la Parole de Dieu, mais celle de Trump parce qu'ils y trouvent leur avantage. À l'exemple des Pharisiens dont parle Jésus, "ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des autres, mais eux-mêmes se refusent à les remuer même du bout du doigt. En tout ils agissent pour se faire remarquer. Ils aiment occuper le premier divan dans les festins et recevoir les salutations sur les places publiques." (Évangile selon Matthieu, chap. 23) Oui, Trump sait les manipuler.


Ces chrétiens évangéliques, comme le clergé catholique, ne représentent pas le christianisme. Ils sont en compétition avec les dictatures musulmanes qui, elles aussi, veulent conquérir le monde et envoient leurs mercenaires au casse-pipe. Ne parlons pas du mégalomane orthodoxe russe... Quant aux États-Désunis, ils ont exporté tant de démocratie au Proche-Orient qu'il n'en reste plus à Washington. Quo vadis America ?

André


Un sombre avenir.