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dimanche 14 mai 2023

Aux USA la tolérance envers les gays, les trans et non binaires diminue






Les habitants des États-[de plus en plus]Désunis, qui se considèrent citoyens de la plus grande démocratie au monde, s'agitent en prévision de la prochaine élection présidentielle. Ils ne savent plus ce que le terme de "démocratie" signifie. Ils en ont tellement exporté dans leurs opérations militaires qu'il ne reste plus chez eux que beaucoup de violence sportive, policière et meurtrière... Imaginez que vous conduisez votre voiture et avez l'intention d'aller tout droit. Or vous arrivez à un rond-point où seules les voies de gauche et de droite sont ouvertes. En face: des sentiers broussailleux trop étroits. C'est le problème des nations qui ne comptent que deux partis politiques recevables.






Il y a quelques décennies l'homosexualité était considérée comme une erreur de la nature ou une illusion qu'il fallait guérir, sinon punir. Aujourd'hui, la société s'en prend aux personnes trans et non binaires. Une majorité d'Américains estime que le genre d'un être humain est déterminé à sa naissance et qu'il faut interdire toute intervention médicale ou autre en faveur des jeunes dans l'incertitude. Néanmoins, cette même majorité est opposée à la discrimination... Allez comprendre! Le parti républicain profite de cette indétermination pour favoriser les législations anti-trans que souhaitent les fondamentalistes religieux qui le soutiennent. Et cela encourage les fous de la gâchette.




Ces hostilités se déroulent sous nos yeux et s'étendent à travers le monde. Dans l'État du Kentucky, si Kelly Craft est élue gouverneure ce mardi, elle interdira aux écoles d'accepter des élèves transgenre. Sous Donald Trump, Kelly Craft était ambassadrice des USA aux Nations-Unies. Maintenant elle dénonce les "idéologies woke" qui font leur apparition dans l'enseignement. Selon le dictionnaire Petit Robert, woke signifie "éveillé" dans l'argot afro-américain, soit une personne qui est consciente des injustices et des discriminations que subissent les minorités ethniques, sexuelles ou religieuses et se mobilise pour les combattre à leur côté. Les conservateurs n'ont rien à foutre de la quête de justice des opprimés.






Doug Burgum, le gouverneur républicain du North Dakota, a signé récemment plusieurs projets de lois dont: 1) l'obligation d'informer les parents d'élèves sur la tentative de leur enfant de changer de sexe si ils l'ignorent, 2) l'interdiction d'utiliser des toilettes autres que celles destinées à votre sexe de naissance, 3) la permission accordée aux profs d'utiliser l'ancien prénom d'un/e élève bien qu'elle/il ait changé de sexe, 4) l'interdiction aux filles et femmes trans de participer à des compétitions sportives dans une équipe féminine, 5) l'interdiction d'accompagner des adolescent/e/s qui espèrent changer de sexe. Tout cela dans un pays dont le premier amendement de la Constitution est la liberté d'expression.




En Floride, le gouverneur républicain Ron DeSantis brigue le même poste que Donald Trump à la Maison-Blanche. Il caresse les électeurs les plus conservateurs dans le sens du poil en menant une guerre contre l'éducation sexuelle à l'école et toutes les publications destinées aux mineurs qui traitent de sujets concernant l'amour et la sexualité, ce qu'il appelle de la pornographie. Les bibliothèques et les librairies doivent cacher ce matériel. Heureusement des États démocrates passent des lois protégeant les personnes trans et non binaires, ainsi que les enseignants et les parents évolués.






En Louisiane le comité de la Chambre des représentants de l’État a refusé d'approuver un projet consistant à protéger les employés LGBTQ+. Il s'agissait d'ajouter l'orientation sexuelle et l'identité de genre à la loi actuelle qui interdit les discriminations raciales, religieuses, sexuelles, d'origine nationale et de couverture de la tête. Dans d'autres régions des USA, heureusement, la jeunesse et les diverses minorités sont mieux protégées. Dans l'État de Washington, les ados qui ont été expulsés par leur famille trouvent un refuge où l'on prend soin d'eux.






Amis homos qui désirez demeurer discrets, attention ! Des anciens employés américains, anglais et australiens de Tik Tok ont révélé qu'ils avaient trouvé une liste d'utilisateurs LGBT+  sur le tableau de bord consultable de l'entreprise. Il s'agissait d'abonnés cherchant des vidéos gays. Ils étaient listés dans cette catégorie avec leur identité numérique. Était-ce pour vendre ces adresses à des publicitaires ? Cela représentait un réel danger: des employés auraient pu s'en saisir afin d'escroquer ou de faire chanter leurs victimes. Selon Tik Tok ces listes ont été effacées... Oui, la conquête de l'égalité demande encore beaucoup d'endurance de notre part.

André

















dimanche 12 février 2023

Oui : des femmes aussi agressent sexuellement les petits garçons !





La semaine dernière j'ai découvert, sur une chaîne de TV allemande, que des femmes adultes commettent aussi des agressions sexuelles sur de petits garçons. Le gars interviewé, Michael Reh, né à Dortmund il y a 61 ans, déclarait que sa tante l'avait violé pour la première fois alors qu'il avait 4 ans et que ses parents l'avaient remis à la garde de cette femme. Et cela a duré jusqu'à sa douzième année. "On m'a souvent demandé pourquoi je n'avais rien dit. C'est une telle agression pour l'âme et le corps d'un enfant qu'il n'y comprend rien et ne saurait l'expliquer." Dans son cas, il y avait en plus la menace de l'adulte qu'elle le tuerait si il en parlait. Elle ajoutait: "Même si tu le racontes, personne ne te croira."



Les gars auxquels il a expliqué plus tard ce qu'il avait subi s'étonnaient: "Mais t'étais pas la victime puisque tu la baisais !" Un môme de 4 ans qu'on oblige à sucer le sexe d'une adulte et auquel on enfile des trucs dans l'anus ? On peut comprendre que les jeunes victimes restent muettes, de peur de n'être pas prises au sérieux. C'est pourquoi ces actes criminels sont si rarement rapportés à la police. Les petits souffrent d'un terrible traumatisme, d'autant plus lourd que les coupables font en général partie du cercle familial ou d'amis proches.




Certaines scènes de ce qui a été infligé au petit Michael reviennent à la mémoire de l'adulte aujourd'hui photographe et écrivain installé aux États-Unis. Maintenant, comme à l'époque, il se dissocie pour ne pas ressentir la douleur ni la honte. Ces souffrances seraient trop envahissantes, trop violentes. Elles lui reviennent lorsqu'il en parle devant les médias. Néanmoins il le fait parce qu'il ressent une immense sympathie envers le gamin qu'il était. "À l'époque j'ai souffert de dépression et cessé de manger. Alors on m'a interné durant des semaines dans une institution spéciale. Et cela a amplifié mon sentiment que j'étais coupable de ce qui m'arrivait. C'était ma faute, alors on se débarrassait de moi."




Depuis, Michael Reh a appris que son père avait été victime, comme lui, d'agressions sexuelles venant d'une femme. "À son époque c'était encore plus tabou, surtout dans une famille profondément catholique. Néanmoins, cela n'explique pas que mon père ait toléré ce qui m'est arrivé. Car il le savait et ma mère aussi ! Mais j'imagine qu'il l'a refoulé parce que c'était tellement horrible et menaçant, aussi pour lui. La honte et l'ignominie étaient probablement si invincibles qu'il a sacrifié son fils pour survivre. Et moi, à l'époque, j'ai pensé que si mes parents me confiaient à ma tante, c'était normal dans une famille."




Après des études à Hambourg et Paris, Michael Reh s'est installé à New York où il s'est imposé comme photographe de mode et de publicité. En tant que gay, il a publié du nu masculin dans divers magazines et calendriers. Soutenue par le Gouvernement Allemand, son exposition intitulée Traffic détaille les dangers de la drogue. Elle a été présentée dans plusieurs pays. Reh est aussi écrivain. Son prochain livre paraîtra le 17 avril. Intitulé Die neun Gebote – Wie man sexuellen Missbrauch überlebt: Ein Leitfaden für Überlebende, deren Familien und Freunde, ce bouquin décrit son histoire d'abus sexuel et montre comment on peut sortir de cette épreuve. En 2020 Reh avait publié le roman Katharsis. Drama einer Familie, l'histoire d'un photographe à succès dont le frère jumeau a commis un double crime au sein même de leur famille.






Lorsque Michael Reh a voulu porter son affaire devant la justice, le délai de prescription était de dix ans. Donc c'était beaucoup trop tard. Et il fallait présenter au moins un témoin ! Comment la justice peut-elle être aussi injuste ? Le taux des agressions sexuelles commises par des femmes s’établit à environ 5 % de toutes les infractions de ce type. L'an dernier, à un journaliste qui lui demandait comment il se définissait: queer, homosexuel ou être humain ? il a répondu: "Aujourd'hui, je me considère comme une personne normale. Bien sûr, en tant que gay j'aime les hommes et cela a toujours été une part importante de ma vie. Néanmoins l'essentiel est de s'accepter et d'accepter les autres. Ce qui n'est pas toujours facile, même dans notre société occidentale. Voilà: l'intégration au lieu de la séparation demeure ma priorité."

 André















dimanche 4 décembre 2022

Des énergies révolutionnaires dans un musée et un stade !!!





Ce n'est pas là qu'on les attendait. Les musées -- même les plus modernes -- célèbrent pour la plupart le passé. Quant aux stades de football, ils résonnent d'invectives grossières envers les joueurs de peau foncée et d'apostrophes comme pédé! ou tantouse! lorsqu'un joueur rate son coup. Et pourtant, ils nous ont étonnés ces dernières semaines...






Le Musée Maillol accueille jusqu’au 5 mars prochain l'exposition Hyperréalisme:  ceci n’est pas un corps. Après des établissement à Bilbao, Canberra, Rotterdam, Liège, Bruxelles et Lyon, le musée parisien permet à des visiteurs naturistes -- oui: à poil -- de se familiariser avec une série de sculptures qui ébranleront leur vision. Réalité, art ou copie? L’hyperréalisme est un courant apparu dans les années 1960. Ses techniques sont explorées depuis lors par des héritiers de la statuaire antique et des corps torturés de la sculpture chrétienne -- le Christ crucifié, saint Sébastien -- autant que des modèles anatomiques en cire du XVIIIe siècle ou de l’expressivité des Bourgeois de Calais d’Auguste Rodin.




Le sous-titre de l’exposition fait référence à l’œuvre la plus célèbre de René Magritte, sous-titrée Ceci n’est pas une pipe, qui questionne le rapport de l’art à la réalité. Le tableau s'intitule La trahison des images pour nous inciter à réfléchir au sens des images et à la signification des mots qui dansent dans notre imagination. L'intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, une pipe représentée dans un tableau n’est plus une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe qu'on ne peut ni bourrer, ni fumer.

"La trahison des images."


Ceci n'est pas non plus une pipe.

Certains artistes exposés dans la collection Hyperréalisme questionnent la notion de réalité par des déformations. D'autres s’efforcent de donner la plus fidèle représentation du corps humain au point que les visiteurs se demandent s’ils ont affaire à l'être vivant.  Dans la mythologie grecque, Pygmalion tombait amoureux de Galathée, sa création, que la déesse Aphrodite avait rendue vivante pour répondre au vœux du sculpteur. Un tel miracle pourrait-il se produire aujourd'hui ? Oui peut-être, pour des visiteurs nus qui rencontreraient leur âme sœur et corps frère en déambulant à poil. Car le Musée Maillol organise des soirées destinées à un public totalement dévêtu.




Selon le magazine Beaux-Arts c'est "l’occasion pour les adeptes du naturisme, mais aussi pour les novices qui souhaitent défier leur pudeur, de vivre une expérience peu commune dans un cadre habituellement très policé". Sur place, ils vont ainsi "confronter leurs corps à ceux des autres participants, bien réels, ainsi qu'à ces faux êtres de chair que constituent les œuvres exposées au réalisme perturbant, réalisées en silicone, résine, cheveux véritables et autres matériaux illusionnistes". Un terrain idéal pour laisser ses complexes au vestiaire, voire donner vie à un beau mec rêvé. 







L'actualité n'est pas faite que des catastrophes et des sidérations qui nous entourent. J'applaudis les équipes de football [soccer]  qui envisagent d'attaquer la FIFA devant la Cour d'arbitrage du sport pour avoir interdit le port du brassard OneLove -- signe de soutien à la communauté LGBTQ+ -- dans les stades du Qatar. En preuve de rébellion, les gars de l'équipe allemande ont mis leur main sur la bouche avant le début de leur premier match afin de dénoncer la "censure" de la FIFA. Parmi les spectateurs, assise à côté de Gianni Infantino, la ministre allemande de l'Intérieur Nancy Faeser arborait ouvertement le brassard.





Le match entre le Portugal et l'Uruguay a été interrompu pour que deux policiers puissent arrêter un spectateur qui courrait sur la pelouse. Le gars brandissait le drapeau arc-en-ciel et deux messages sur son maillot bleu: Sauvez l'Ukraine et Respectez les Iraniennes. Commentaire sur les réseaux: Si vous risquez la prison au Qatar, profitez-en pour publier autant de messages que possible avant qu'on ne vous chope. Lorsqu'on évolue en Coupe du monde, il vaut mieux respecter les consignes, celles qui sont légitimes. Mais dans un pays comme le Qatar, entouré de voisins aussi rétrogrades que lui, il y a des vérités à faire passer.


Le suisse Gianni Infantino -- président de la FIFA depuis février dernier -- a fait une déclaration absolument bouleversante au début de cette World Cup. "Nous, à la FIFA, avons été très critiqués. Aujourd’hui, je me sens citoyen du Qatar. Aujourd’hui, je me sens Arabe. Aujourd’hui, je me sens Africain. Aujourd’hui, je me sens gay. Aujourd’hui, je suis un travailleur immigré. Et je me souviens de mes parents qui, en tant qu’immigrés italiens, travaillaient dur à la frontière, cherchant un boulot en Suisse."

André








Pour aller plus loin, écoutez Gregg Braden, explorateur du potentiel humain:

                                    www.youtube.com/watch?v=LbvB-bA8A98&t=1283s