...et nous pourrions transformer ce geste automatique, sans importance, en un instant de re-connaissance (de redécouverte et de gratitude) envers ces organes intimes qui donnent tant de relief (dans tous les sens !) à notre vie.
jeudi 28 novembre 2013
lundi 25 novembre 2013
Autoportrait ensorcellé de Egon Schiele chatouillant ses roustons
L'oeuvre du peintre autrichien Egon Schiele nous invite à une vigoureuse réflexion sur le rapport d'un homme à son propre corps, au corps d'autres hommes et à celui de la femme. Rien à voir avec la peinture traditionnelle qui fige de belles formes dans des décors idéalisés. Chez lui, les femmes n'hésitent pas à exposer leur sexe, voire à en écarter les lèvres. Ou à prendre en main le membre irrigué de l'homme comme dans L'hostie rouge. Les gars à poil se présentent de face et de dos, leurs grelots bien en évidence.
Schiele nous a laissé plus d'une centaine d'autoportraits, dévêtus pour la plupart. Que nous disent-ils? En tous cas pas: voyez comme je suis beau, ou solide, ou inspiré. D'un tableau à l'autre la question demeure, qui suis-je? comment se fait-il que je sois (encore) en vie? Le peintre apparaît sous toutes sortes d'identités -- de saint Sébastien à Éros --, il a les bras levés, les doigts écartés, la main sur la joue ou sur le sexe; et lorsqu'il bande, qu'il se masturbe, ce n'est pas pour exhiber sa grosse teub rouge. Il se situe devant le miroir de ses sentiments les plus intimes, de ses tortures intérieures. Et son désespoir dégage une sorte de séduction, un appel au secours. Secours qui serait refusé si par mégarde on y répondait.
André
vendredi 22 novembre 2013
Baiser à mort, traverser l'enfer des passions et trouver son chemin
"Un homme qui n'a pas traversé l'enfer de ses passions ne les a certainement pas surmontées. Elles se cachent alors dans une maison voisine. Or, sans qu'il n'y prenne garde, une flamme pourrait en jaillir et atteindre aussi sa maison. Si nous laissons de côté ce problème et l'oublions complètement, nous courons le risque de voir tout ce qui a été laissé de côté réapparaître avec une violence redoublée."
-- Carl Gustav Jung, Ma Vie.
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