lundi 19 octobre 2015

Les USA condamnent les thérapies anti-gay... sans les interdire




Le modèle christo-hétéro.




Un rapport que viennent de publier les Services de santé mentale de l'Administration américaine demande expressément que les soit-disant thérapies de conversion dont les organisations religieuses font usage pour [mal]traiter les jeunes LGBT soient abandonnées. Il précise dans un texte publié à l'intention des parents que toutes les recherches menées à ce jour démontrent l'impossibilité de modifier 1) l'orientation sexuelle, 2) le genre auquel une personne a la conviction d'appartenir. Comme l'a précisé l'un des experts du Service de santé mentale, ces pratiques sont inefficaces, néfastes pour la santé mentale et renforcent dangereusement les stéréotypes concernant l'identité sexuelle.


Gars devenu "normal" grâce à la thérapie.

Les suicides de nombreux jeunes LGBT -- forcés par leurs parents de se soumettre à ces thérapies religieuses barbares -- ont attiré l'attention du Comité des Nations Unies contre la torture ainsi que de l'OMS qui ont protesté avec force contre ces traitements dangereux. D'autre part, les associations LGBT et les milieux médicaux ne sont pas seuls à dénoncer ces pratiques depuis longtemps. En 2013 Alan Chambers, président d'Exodus International (la plus grande organisation religieuse qui récoltait des fonds pour mettre sur pied des stages de "conversion thérapeutique" à travers le monde) a mis fin à ces activités. Il a reconnu son erreur et demandé qu'on lui pardonne cet activisme. "Nous étions emprisonnés dans une vision qui ne respecte ni notre prochain ni la parole biblique."






Ces pratiques sont fondées sur des rapports frauduleux, d'apparence scientifique, qui prétendent que l'orientation homosexuelle est réversible. Par la prière, en renonçant aux amitiés avec d'autres garçons, en se purifiant de tous les accessoires "gays" [lisez: slip sexy, eau de cologne, pornographie, etc.], en cessant de se masturber et d'avoir des pensées gay, en exerçant un sport violent, on peut, prétendent-ils, se libérer du "péché" LGBT et retrouver la paix avec Dieu. Sinon: destination enfer et flammes éternelles. Les filles et les garçons qui ont subi sans succès ce lavage de cerveau pour devenir des ex-gays se sentent gravement fautifs: Dieu ne les aurait pas jugés dignes de la guérison promise. Il leur faut beaucoup de temps pour se débarrasser du poids mental de ces tortures. Les organisations religieuses qui soutiennent cette torture sont autant juives que chrétiennes cathos ou fondamentalistes protestantes. Les musulmans résidant en Occident commencent à s'y intéresser. Quel poison!
Aux États-Unis, seuls quatre États, dont la Californie, ont interdit ces "thérapies" qui sont aussi pratiquées en Europe.

André



Il faut beaucoup de temps pour s'en remettre et évacuer la colère.

vendredi 16 octobre 2015

Une combinaison de yoga, érections, méditation et contorsions



Toutes les cultures qui ont précédé la civilisation grecque, puis les Grecs eux-mêmes et les Romains ont honoré la nudité masculine, représentant même leurs dieux dans le plus splendide et naturel appareil. La statuaire qui est parvenue jusqu'à nous ne s'embarrasse pas de feuilles de vigne. Même les chefs d'État, les empereurs et les dictateurs étaient figurés de la sorte. En revanche, ces sociétés habillaient pudiquement leurs femmes. Tout s'est inversé aujourd'hui. À part l'empereur Poutine qui aime exhiber son torse glabre et rose, on ne voit jamais de statue du général de Gaulle ou du président Sarkozy à poil dans les squares français. Ni baby Bush dans les bras de la statue de la Liberté en train de l'allaiter... Est-ce une perte de valeurs?                                   André














mardi 13 octobre 2015

Mr Leather International 2015 en mission de soutien en Ouganda



Rencontre avec des gays en Ouganda.


Élu Monsieur Cuir de Los Angeles, Patrick Smith a été ensuite couronné International Mr Leather 2015 à Chicago. Cette manifestation a lieu chaque année depuis 1979. Reniflez et goûtez l'ambiance d'une fraternelle compétition à laquelle participent des Messieurs Cuir venus d'autres continents. Les mecs en peaux de bêtes vous dérangent-ils ou vous font-ils peur? Regardez-les de plus près. Ils se sont amusés comme des gamins heureux de se déguiser, fiers de se montrer tels qu'ils sont, sans mauvais esprit de compète ni crêpage de toisons.






La communauté Cuir américaine cultive un esprit de solidarité. Elle est active dans la lutte contre le sida et le soutien des séropos depuis le début de l'épidémie; elle parraine aussi des mouvements LGBT dans les pays où ils sont persécutés. Fidèle à cet idéal, Patrick Smith s'est rendu en Ouganda, en finançant lui-même son voyage. Il courait un risque car le président Yoweri Museveni a signé l'an dernier une loi punissant de prison les homosexuels dénoncés par la population, notamment les militants qui mènent des campagnes de prévention. Ils sont accusés de promouvoir l'homosexualité. La loi est suspendue pour vice de forme, mais l'homophobie est rampante depuis qu'un tabloïd a publié en 2010 les noms, adresses et photos de cent gays présumés avec ce titre en une: "Pendez-les!" [lisez les détails ici]. Smith s'est rendu compte que l'état d'esprit ougandais se situait aux antipodes de la culture Cuir qui célèbre les bienfaits d'une sexualité vécue ouvertement.





Patrick Smith élu Monsieur Cuir international 2015.

Patrick Smith a rencontré des militants ougandais qui mettent leur vie en péril pour soutenir les jeunes gays dont certains ne voient d'autre issue que le suicide pour échapper aux jugements et aux menaces dont ils sont victimes à l'école, à l'église et dans leur famille. Il s'est senti d'autant plus concerné que la vague homophobe dans ce pays a été soutenues par des Américains, militants christianistes, [christianistes qui seront bientôt aussi nuisibles que les islamistes] qui s'étaient rendus en Ouganda pour influencer les politiciens et les Églises en leur faisant croire que le "lobby gay" avait développé un plan secret pour détruire la culture africaine et qu'il fallait absolument renforcer les lois pour l'en empêcher.

André