samedi 5 novembre 2016

Jeux d'eau sensuels et nu intégral de l'acrobate Stéphane Haffner



Depuis sa présentation en 2010 ici, l'acrobate Stéphane Haffner, cofondateur de la troupe Les Farfadais, a participé au tournage de plusieurs vidéos et posé seul ou avec un compagnon devant de nombreux photographes connus pour leur traitement spectaculaire du nu masculin.




Stéphane Haffner et Emiliano Simeoni se mouillent, au propre et au figuré, en 2006.


Récemment, Haffner a franchi une étape en acceptant de se montrer frontalement et en érection. Quoi de plus naturel pour un mâle en pleine possession de ses moyens! Et Haffner l'a fait. Sa situation n'est pas la même que celle d'un modèle ou d'un acteur de porno. Lui tourne avec sa compagnie qui présente des spectacles, certes teintés d'érotisme, mais d'abord d'un haut niveau acrobatique. J'admire son sens du temps, de l'époque et son courage. Il dit: à bas la fausse pudeur, c'est le moment de reconsidérer la beauté et l'harmonie du corps masculin naturellement musclé. Les culturistes avec leur cache-sexe, les cyclistes et leur paquets proéminents, les coureurs qui remuent leurs baloches dans un stade ne laissent rien ignorer de leur anatomie. Alors montrons la noblesse et la dignité d'un corps réellement nu.


Stéphane Haffner affirme...

... sa liberté totale: nudité frontale et érection.

Ils se sont mariés cet été à New York.



Ci-dessus, la version hétérosexuelle du fameux numéro de la baignoire avec Stéphane et Daniella, l'une des partenaires du spectacle des Farfadais.

En mai 2015, les Farfadais disputaient la demi-finale de l'émission Italia's Got Talent. Stéphane Haffner en a profité pour prendre à témoin les téléspectateurs italiens et demander à son nouveau partenaire, l'Américain Kyle Kier (engagé dans la troupe en 2013), s'il voulait bien l'épouser. (Pas en Italie, bien sûr, qui a pris beaucoup de retard en ce domaine.) Moment d'émotion dont la présentatrice nous jure que c'était totalement improvisé; elle n'avait pas été avertie... Le patron et son jeune collaborateur se sont mariés le 16 septembre dernier à New York.

André

mercredi 2 novembre 2016

Si Trump l'emporte, voici à quoi ressemblera bientôt l'Amérique




Le Chapelier fou (d'Alice au Pays des merveilles de Lewis Carrol): "Si je possédais un monde à moi, tout y serait non-sens. Rien ne serait ce qu'il est, parce que tout serait ce qu'il n'est pas. Et au contraire, ce qui est... n'existerait pas. Alors que ce qui n'existerait pas... serait. Vous voyez?" 




Le candidat Trump a promis de "rendre sa grandeur à l'Amérique" s'il emporte l'élection présidentielle ces prochains jours. Voici -- en photos -- la situation dans laquelle se trouvent les plus pauvres parmi ses admirateurs. Il attendent qu'il restaure leur dignité dont les ont privés les "élites" qui exploitent les travailleurs et délocalisent les entreprises. Sauf que les gangsters de l'économie et de la finance ne font pas partie des élites pensantes de l'Amérique. C'est là que Trump trompe ses partisans. Ces derniers, sans éducation scolaire ni professionnelle, sont victimes des inégalités sociales profondes qui déshonorent les États-Unis. Le Donald ne les sortira pas de leur misère, ni de la colère ou la dépression qui les paralysent. Quant à la candidate en face, elle n'arrive pas à les convaincre, et pour cause... Une chose est sûre, des sommes colossales auront été versées pour acheter cette présidence.





Bonne nuit l'Amérique, ce sera peut-être ta dernière élection présidentielle!
Dans un film intitulé Michael Moore in TrumpLand qui combine reportages et humour, -- le cinéaste invite d'abord son auditoire à respecter le point de vue des trumpistes. Il relève que les mâles blancs ne représentent plus que le 19% des personnes autorisées à voter ! D'où la colère des petits blancs, leur angoisse devant leur perte de pouvoir. D'où le risque aussi d'un vote fuck you! qui ne favoriserait pas la candidate Clinton (après un métisse, une femme, putain de merde où va le monde?). Moore demande à son auditoire de réfléchir à ce qui se produirait après un vote du type "Good bye l'Amérique, tu viens d'élire ton dernier président..." 



Aux États-Unis, on les appelle les moins que rien (trash); ils peuplent les villes en déclin et les États du sud-est (the Bible belt des protestants fondamentalistes). Leurs blogues auxquels j'ai emprunté ces photos sont ouvertement racistes, déversant leur haine (la frustration des mecs humiliés) sur les gens de couleur, les juifs, les musulmans, "le lobby gay" et toutes les formes du politiquement correct. Ils adhèrent à des sociétés comme le Klu Klux Klan ou des groupes néo-nazis. Si Trump -- leur mâle Alpha, leur chef de meute -- est élu, ils seront parmi les premiers qu'il fera enfermer dans les prisons déjà surpeuplées de la très chrétienne et démocratique Amérique... À leur grand étonnement.



Le cinéaste poursuit sa charge avec une parodie des actualités montrant le président Trump ordonnant le bombardement des villes frontières mexicaines ainsi que  des arrestations et des fouilles au corps généralisées dans les cités américaines. Puis le Donald quittant la Maison-Blanche pour s'installer en Floride et rachetant des chaînes de TV afin de mieux contrôler "l'information" des citoyens comme cela se passe en Russie et en Turquie... La deuxième partie du film est consacrée à Hillary Clinton. Moore décrit ce qui le dérange chez cette femme: son soutien à la guerre en Irak, ses flirts avec la haute finance. Puis il donne la parole à d'autres contempteurs de la candidate. Et boum! on voit une interview de Trump datant de 1998 dans laquelle le milliardaire expliquait combien il admirait Hillary.
Quoi qu'il en soit, je ne comprends pas comment un pays qui compte tant d'esprits éveillés -- aussi bien afros, qu'asiatiques, que caucasiens -- ne peut pas envoyer au charbon (de la Maison-Blanche) des candidats plus crédibles. Si le névrosé narcissique l'emporte, les Américains ne riront plus en lisant Alice au Pays des merveilles. Si c'est l'autre, comment feront-ils pour supporter son sourire hystérique?

André