jeudi 16 février 2012

Les banquiers suisses de nouveau déculottés: offrez-leur un cache-sexe !


Banquier pris la main dans le sac.

Déculotté aux États-Unis.

Faisant son mea culpa.

Accueilli en prison par un codétenu américain.

Au bord du suicide.


Tenté de redresser la situation...

...en feignant la transparence.

Mais jouant sur deux tableaux, selon son habitude.

Se serrant la ceinture...

...et recyclant sa méthode...

...pour jouer à Singapour.

Banquier ruiné, tenté par le boursicotage.




mardi 14 février 2012

L'insoutenable légèreté et l'inexprimable sérieux de l'amour





"J'ai rédigé pour vous un message que vous pouvez envoyer à votre Valentin, ou à celui qui pourrait le devenir," écrit Rob Brezsny, mon astrologue préféré, en s'adressant aux Gémeaux (mon astre ascendant). Ce texte pourrait aussi servir pour une petite annonce pour le moins originale. Je la fais mienne.




"Je cherche un esprit libre, et pourtant discipliné, avec lequel me rouler sur la pente des collines lorsqu'il fait beau temps, ou résoudre des énigmes épineuses quand le ciel est couvert. Sais-tu découvrir le ridicule au milieu du sérieux et discerner le sérieux dans l'absurde? Es-tu de ces caméléons curieux qui cherchent perpétuellement à aiguiser leur aptitude à communiquer? Serais-tu attiré par un petit malin au langage fleuri en passe de devenir sagement loufoque? Un bagage affectif serait indispensable, bien sûr, mais il le faudrait bien organisé et emballé avec soin. Créons ensemble la variante la plus inattendue et la plus étonnante de la beauté et de la vérité jamais imaginées."


-- Rob Brezsny, "Free Will Astrology".




samedi 11 février 2012

Parle à ma bite, ma tête est vide

Est-ce que ça gratouille ou ça chatouille?

Ainsi donc l'humoriste Christophe Alévêque avait écrit -- c'est tordant -- que l'ex-footeux Zinédine Zidane "est un panneau publicitaire qui a trois neurones". Si vous n'avez pas compris: "Ce mec est une pute"; il est "lisse", "con comme une bite". Zizi lui a intenté un procès.














Au procès, Alévêque a pris la posture du bouffon du roy, seul autorisé à remettre en place les citoyens richissimes, donc puissants. Encore faudrait-il que le bouffon possédât quelque élégance pour mettre les rieurs de son côté. Ces deux gars se valent. 













L'un s'est exprimé un jour par un coup de boule qui lui a valu un carton rouge. Et il n'y a pas de carton assez rouge pour disqualifier l'expression "con comme une bite". Insulter les deux sexes en quatre mots, les deux sources du plus grand plaisir de l'humanité, c'est un exploit!

Ne pas les raser la veille du match!














Quoi qu'on en pense, chacune et chacun d'entre nous est concerné. Nous avons tous transité par ces organes, une fois pour l'un, deux fois par l'autre (à part les césariens). Alors, respectons-les, d'autant plus qu'ils ont les moyens de se venger et de n'en faire qu'à leur tête. Réfléchissez...

André

jeudi 9 février 2012

L'ange annonciateur bandait dru, c'était une jeune crapule

Un censeur a tenté d'effacer l'érection.


Voici une esquisse de Léonard de Vinci intitulée Angelo incarnato datée entre 1504 et 1515 suivant les sources. Un commentateur fidèle de Case des hommes l'avait remarquée dans une exposition à Zurich, exposée sous bonne garde. L'ange a perdu ses ailes et y a gagné une érection. Est-il le gredin chargé de l'Annonciation qui aurait donné naissance à Jésus et à l'expression misogyne "comment l'esprit vient aux femmes"?

Parlons d'abord de Leonardo, le peintre et l'homme. Malgré sa discrétion, il avait été accusé de sodomie avec trois autres compagnons lors d'un procès intenté à Florence en 1476 (il avait 24 ans). L'objet du délit était un beau prostitué. L'accusation fut retirée parce que l'un des prévenus appartenait à la famille des Medici.

À l'époque, les relations entre hommes étaient courantes, mais devaient rester discrètes. On raconte que Machiavel (un ami du peintre), inquiet de la proximité que son fils Ludovico entretenait avec un ami, avait demandé conseil à l'ambassadeur de Florence accrédité au Vatican. Ce dernier avait répondu: "À notre âge, toi et moi ne nous souvenons plus de ce que nous avons fait durant notre adolescence. Ainsi donc, Ludovico fréquente un garçon avec lequel il joue, blague, se promène; il grogne dans son oreille et couche en sa compagnie. Et alors? Il n'y a probablement rien de mal à cela." Rome, ville de 50'000 habitants, comptait alors 7000 prostitué/e/s et plusieurs bordels sous licence du Vatican. La syphilis y était endémique, très répandue dans le clergé.

Plusieurs assistants résidaient dans l'atelier et le logement de Léonard de Vinci. L'un d'entre eux, surnommé Il Salaino (le Saligaud),  y est entré en 1490. Léonard lui reprochait d'être voleur, menteur, vaniteux (il dépensait une fortune en vêtements) entêté et glouton. Salaino était moins doué que d'autres élèves, mais probablement irrésistible puisqu'il est resté 30 ans en la demeure. Beaucoup d'experts, y compris Freud, se sont penchés sur la vie artistique et sexuelle du Maître. Je n'ai pas leur compétence, mais voici le fruit de mon intuition gay.

Le baptême du Christ.
L'Angelo incarnato, l'ange fait chair, c'est peut-être ce démon de Salaino lorsqu'il s'installe chez le Maître, avec son ambiguïté juvénile, seins androgynes comme certains ados, sexe qui a déjà atteint sa taille définitive, et l'attitude narquoise du mec sûr de son coup. Léonard n'est pas dupe; pris entre la fascination et la tristesse, il lui coupe les ailes. Et le dessin correspond bien à cette époque où l'on peint des images pieuses tout en y mettant un message onirique et sensuel, plus païen qu'évangélique; en se moquant de l'amalgame mythologique où les naissances sont virginales et l'eau transformée en vin. Léonard de Vinci décrit l'immense écart -- mal assumé -- qu'il constate dans l'Église, entre les aspirations célestes et les plaisirs terrestres.

André

dimanche 5 février 2012

Cinq exhibitionnistes soumis cherchent et trouvent leur public


Nico.
Au coeur du terme exhibitionniste, il y a bit(e), élément central de la vie d'un mâle; il y a aussi le bit de la toile, qui en se multipliant devient gigabytes. Avec l'internet, les exhibitionnistes ont gagné une audience mondiale dépourvue des tracas que peut leur causer le monde réel.

Nico et son chien.
Mon attention a été attirée par un récent courriel de Nico: "Salut mec çava? Je suis tombé sur ton blog par hasard. Tu écris de bons articles intéressants, et je trouve amusant le décalage avec les photos à coté. Moi je kiff assez l'exhib et donc ça me plairait bien d'apparaitre sur ton blog. Bizz, Nico." Au deuxième aller-retour, il précisait: "Désolé d'insister, c'est juste que j'y tiens vraiment beaucoup, y a peu de blogs comme le tien, je veux en être." Sur la toile, je découvre des blogues de gars qui s'expliquent (c'est rare) à côté des photos qu'ils publient. Voici cinq exhibitionnistes amateurs, soumis et néanmoins directifs -- que je distingue des exhibitionnistes glamour présentés dans le billet ci-dessous. La ou les différences? Elles sautent aux yeux.

Johnny.
Nico -- Plusieurs blogues ont publié ses photos. À part l'exhib,  "ce qui me plaît c'est la soumission. Ne pas avoir mon mot à dire. Savoir que c'est l'autre gars qui décide de tout (dans le cadre des limites qu'on s'est fixées)."

Johnny -- Le plus excitant pour lui c'est d'être attendu chez un gars qu'il n'a jamais rencontré, entouré de quelques invités habillés et assis au salon. Pas de salutations. L'hôte lui ordonne de se déshabiller, Johnny s'exécute sans hâte. Debout, il écarte les jambes, croise les bras derrière la tête pour qu'ils puissent l'examiner. "Ils me traitent comme un morceau de viande, m'empoignent, me pincent, soupèsent, me font courber l'échine, me doigtent... Lorsqu'ils retournent à leurs sièges, je suis en pleine érection et on m'ordonne de me masturber, ce que j'exécute lentement. [...] J'adore leurs regards sur tout mon corps, pas seulement la bite [...] Je gémis et gueule quand l'excitation monte. J'adore accomplir devant eux l'acte le plus intime que les jeunes garçons sont encouragés à expédier en cachette. Un acte que j'aimerais réaliser devant le monde entier."

Richard: attaché, bâillonné, branlé.
Philip: chasteté imposée.
Johnny éjacule, arrosant le plancher et éclaboussant parfois un spectateur. "J'aime le moment où je ne touche plus mon sexe, où il est secoué de petits mouvements convulsifs, alors qu'une dernière coulée de foutre qui pend hésite à s'écraser au sol où tout le monde peut voir les flaques de mon sperme. C'est le moment où je me sens le plus délicieusement exposé aux regards, embarrassé et humilié -- le plus nu qu'on puisse être." Ensuite, à quatre pattes il nettoie le sol et éventuellement les pantalons, même avec la langue si exigé. Puis on lui ordonne de déguerpir. Sinon, les spectateurs sortent leur bite et il les suce à genoux. Vous pouvez lire la version complète sur le blogue de Johnny Watch Me Masturbate.

Philip -- Son scénario diffère en ceci: il faut qu'on mette ses fringues hors de sa portée durant la session. Il aime se tenir longtemps à la limite de l'éjac. Ensuite, les invités ont le droit de le fesser et fouetter, de le baiser, mais pas l'embrasser. Philip souhaite qu'on lui impose un étui de chasteté.

Stephen.
Stephen et son cheval.
Stephen -- Il aime se rendre à la forêt voisine, se déshabiller et cacher ses vêtements avant de poursuivre sa promenade sans possibilité de se couvrir s'il croise des gens. Il sort même sous la pluie. Cela a commencé il y a une dizaine d'année. Il regardait la télé lorsque deux gars accompagnés de deux filles sont entrés pour rendre visite à son coloc. Stephen a essayé de remettre son short, mais sa nudité ne choquait pas les visiteurs. Lui-même était gêné; et de cette gêne, dit-il, est né son besoin de s'exhiber. Stephen se considère bisexuel. Il aime être caressé, sucé, fessé, doigté et baisé. Mais il a encore de la peine à s'engager dans la réciprocité. Son fantasme préféré: "une branlette en groupe qui tourne à l'orgie".

Quant à Richard, la photo parle d'elle-même.

André