lundi 21 décembre 2015

Le mari de l'ambassadeur U.S. est aussi l'ambassadeur des gays



Faites connaissance avec le vétérinaire Stephen DeVincent et l'ambassadeur Rufus Gifford (ci-dessus) et rêvez comme moi un instant d'un mariage de conte de fées au pays de Hans Christian Andersen. Ces deux Américains se sont mariés en octobre dernier à Copenhague où le diplomate est en poste. Le vétérinaire, qui paraît le plus jeune, a 56 ans et son mari 41 berges. Tous deux sont très attachés à la cause gay et ne manquent pas de défiler, bien en vue, lors des Prides danoises. Ci-dessous à Aarhus cette année (à dr.), ils sont accompagnés par le ministre danois de la Défense et son épouse. C'est-y pas beau l'amour à leur âge, vécu dans un pays qui fut le premier au monde à adopter le partenariat il y a 26 ans ?


Le maire de Copenhague en personne a célébré le mariage au Københavns Rådhus, l'Hôtel de ville; puis les cent invités venus du monde entier ont poursuivi la fête à la résidence officielle de l'ambassadeur. En portant un toast, le diplomate a exprimé son émotion disant que pour les LGBT qui avaient grandi comme lui dans les années 1980, il était inconcevable d'imaginer qu'ils vivraient un jour un pareil événement.

À propos du célèbre conteur et poète danois Hans Christian Andersen, mort en 1875, sa vie fut fort malheureuse. Amoureux timide de femmes inatteignables, il n'eut jamais de relations charnelles. Il était aussi attiré par des hommes, hélas hétéros. À l'un d'entre eux, il écrivit cet aveu désarmant: "Mes sentiments à votre égard sont ceux d'une femme. Je vous prie de garder secrètes la féminité de ma nature ainsi que notre amitié."


Pour l'instant, le mari de l'ambassadeur poursuit l'exercice de sa carrière aux États-Unis. Depuis qu'il a pris son poste à Copenhague, Rufus Gifford est devenu une sorte de vedette au Danemark. Il a même tourné un documentaire en six épisodes mettant en scène sa vie d'ambassadeur, son futur mari (à l'époque) et sa découverte du pays. Fait intéressant, la résidence dans laquelle il vit avait été réquisitionnée par les Nazis en 1943 pour leur servir de quartier général durant l'occupation.

[Tout n'est pas rose au royaume du Danemark. Le gouvernement vient de proposer 34 mesures destinées à durcir encore les conditions d'accueil des migrants, dont la confiscation des valeurs des réfugiés excédant 400 € à leur arrivée.]

Gifford admet que son coming out n'a pas été facile. Il savait depuis l'enfance qu'il était attiré par les hommes, mais la représentation que l'on se faisait à l'époque des homosexuels ne correspondait pas du tout à ce qu'il ressentait. Et sa famille ne pouvait pas admettre qu'il aurait une vie satisfaisante sans épouse ni enfants. Finalement ils ont tous été en thérapie, lui excepté. "Il y avait des jours où vous espériez ne pas vous réveiller le lendemain," dit-il pour exprimer sa douleur de l'époque. "Si vous grandissez dans un patelin où la différence n'est pas acceptée, vous devez vous battre parce que tout ce que vous pensez et ressentez est considéré comme faux. Vous êtes obligé de trouver seul votre chemin et c'est un défi énorme parce qu'il n'y a personne pour vous conseiller ni vous encourager."



Quelle différence d'avec le Danemark aujourd'hui! Où un acteur renommé comme Carsten Bjørnlund peut se montrer à poil dans une série télévisée; où l'on organise des courses populaires mixtes dans le plus simple appareil.



Le corps diplomatique est réputé pour attirer de nombreux gays. Comme l'aviation commerciale, l'hôtellerie, les services hospitaliers et le clergé catholique. Les États-Unis comptent actuellement une demi-douzaine de diplomates en poste qui ont fait leur coming out professionnel. De g. à dr.: Ted Osius (bouche grande ouverte) est en poste à Hanoï -- oui au Vietnam! -- avec son mari Clayton Bond et leur fils Tabo; James Costos dirige l'ambassade de Madrid, il est marié à Michel Smith (chemise rose), le décorateur d'intérieur préféré de la famille Obama. Les autres sont installés en Australie, en République dominicaine et auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Ils se sont rencontrés à Washington pour célébrer les progrès accomplis et discuter de l'hostilité manifestée par certains politiciens et des communautés religieuses. Honneurs à ces gars courageux !

André

vendredi 18 décembre 2015

Ils mettent leur vie en danger dans des rodéos puissants



Un spectacle viril pour nous nettoyer l'esprit des niaiseries de Noël.
En cherchant à maîtriser des animaux puissants, ces gars affrontent -- consciemment ou non -- le monstre qui est en eux-mêmes.














mardi 15 décembre 2015

Comment retrouver les valeurs viriles des tribus d'antan





Nous les mecs, nous avons perdu le sens de l'appartenance. Nous ne nous rattachons plus à une tribu, sinon à celle des partisans de telle marque d'ordinateur, de baskets et de fringues de sport pour aller pédaler en cuissards le long des routes polluées. Oublié les coutumes, perdu la conscience de notre arbre généalogique, négligé le travail communautaire, rejeté les rites religieux sans chercher une spiritualité mieux adaptée à notre sensibilité. Comment y remédier pour (re)trouver un goût plus large, plus fort, plus tendre à notre vie? Pour éprouver des sensations plus profondes, plus érotiques? Comment nous libérer des sms, des tweets et des bavardages téléphonés; comment expédier les madones gagas aux orties et cesser de nous intoxiquer en regardant des séries vouées aux meurtres ou à la danse dans les bras d'un(e) people?




Comment nous purifier de la course aux "nouveautés" et nous profiler avec d'autres valeurs que le dernier machin produits par des esclaves en Asie? Depuis que nos sociétés sont gouvernées par le combinat vertical État-Église, nous avons toujours obéi à la voie unique. Seuls quelques hommes extraordinaires se sont révoltés. Parmi eux, ceux qui ont vaincu le système en ont inventé un nouveau, plus terrible encore. Aujourd'hui, nous avons la possibilité de connaître ce qui se passe en coulisses et de perdre toutes nos illusions -- sur le sport de compétition, sur la justification des guerres ou l'identité de ceux qui manipulent les marionnettes politiques. Alors, putain de merde?







Commençons par rechercher les valeurs d'une masculinité solide ailleurs que dans les magazines de sport, les partis d'extrême-droite, les gazettes financières, le bodybuilding, le viagra, les parfums pour homme et l'épilation totale. Nous avons besoin de mentors, de maîtres qui nous donnent le goût d'une virilité sans exhibitionnisme, liée à la sensualité et à l'expression plus complète de nos capacités sexuelles. De seniors plus sages, moins ventrus et gorgés d'alcools, plus souples et musclés dans leur âme et leur corps, moins égomaniaques. Ces vieux bonzes existent, il suffit de chercher et, parfois, de leur rappeler leur devoir envers les hommes plus jeunes, de les secouer si besoin. C'est en travaillant à développer de vraies valeurs viriles que nous retrouverons notre épanouissement, avec une joie de gamin dans un corps et une âme d'adulte.

André



samedi 12 décembre 2015

Pipe: on ne parle pas la bouche pleine et on n'oublie pas le frein









C'est un acte très intime et pourtant tellement pratiqué que certains en oublient la charge sensuelle et s'y lancent comme des automates. Quant aux artistes, ils usent de tous les instruments à leur disposition -- lèvres, langue, palais, doigts, sans oublier les yeux et l'écoute intuitive du corps qu'ils cajolent -- pour jouer une symphonie dont ils respectent tous les mouvements avant de l'achever. Une bouche peut réaliser des exploits qui ne sont pas à la portée d'un vagin et diriger le jeu, maîtriser le tempo comme un chef d'orchestre... On oublie trop souvent le frein, ce ligament fripon qu'il faut taquiner et frustrer au bord de l'orgasme pour lui faire danser le tango, en duo avec le périnée, et atteindre ainsi une béatitude plus explosive encore.

André