Le nombre de pages vues sur Case des hommes dépasse quatre millions depuis les débuts du blogue en juin 2010. L'historique global de Blogger pointait 4'044'087 visiteurs à minuit, la nuit passée. Cela représente entre 1900 et 3100 personnes par jour. La statistique de cette dernière semaine compte 9126 visiteurs résidant en France, 1978 en Russie, 1236 aux États-Unis, 579 au Canada, 491 en Suisse, 464 en Pologne, 445 en Allemangne, 265 en Belgique, 232 au Brésil et 231 en Espagne à qui j'adresse un grand coup de chapeau. J'imagine que la majorité d'entre vous se rend sur ce blogue pour les photos. Peu lisent le texte ou l'effleurent. C'est la loi des blogues.
Pour célébrer cette étape de Case des hommes, j'ai choisi un extrait du marathon de danse Mount Olympus du chorégraphe Jan Fabre, présenté cette année à Anvers. Le spectacle entier durait 24 heures ! Il s'agit ici de l'épisode du syrtáky, cette danse inspirée d'une tradition grecque et mise en scène dans le film Zorba le Grec. Le corps mâle est fait pour danser nu, avec beauté mais également un peu d'humour. La bite qui exécute une pirouette, c'est un plaisir de gamin. Il faut rester gamin jusqu'à la fin, c'est le secret d'une jeunesse presque éternelle.
La séquence représentée ci-dessus a amusé voire choqué les spectateurs d'Anvers. C'est un acte d'amour pour donner du plaisir à son partenaire, ou un geste de curiosité animale qui nous vient de notre préhistoire.
Depuis son début Case des hommes insiste sur le fait que ce qui nous est naturel est sacré. Le blogue expose la différence entre la combativité -- une qualité naturelle et fondamentale de l'être humain que le mâle doit développer en lui -- et l'agressivité, terme de plus en plus utilisé dans le contexte de guerre perpétuelle entre les nations, entre les clans politiques, entre les entreprises commerciales. L'agressivité est le résultat d'un dressage, la combativité se développe en même temps que d'autres qualités: l'empathie, la solidarité, l'échange, la bonté et la capacité d'aimer. La beauté du corps mâle, et le potentiel de l'âme qu'il abrite, sont célébrés ici parce qu'il est essentiel de nous guérir de tous les jugements dont nous sommes la cible. Alors dansons et faisons tourner l'aile de notre moulin pour nettoyer l'air en chassant le mépris et la haine.
Durant mes vacances, j'ai eu le temps d'observer de nombreux couples formés d'un homme plus mature ("daddy") que l'autre, soit par l'âge soit par la stature. Certains donnaient l'impression de se considérer comme des égaux; d'autres d'avoir distribué les rôles en tenant compte de la séniorité, du portefeuille ou d'un rapport de dominance et de soumission... La relation amoureuse, ou seulement sexuelle, entre un mec dans la force de l'âge et un jeune gars est courante: c'est celle d'un mentor qui transmet quelques notions de base à son protégé. L'un apporte ce que le père (hétéro) n'a pas enseigné à son fils (et pour cause); l'autre offre la compagnie d'un jeune homme frais et dispos. Puis ils se quitteront. Ou pas.
Comme on dit en anglais: it takes two to tango, il faut être deux pour danser le tango. Les plus souples ne s'emmêlent pas les compas. Certains, bien que mal appareillés, n'arrivent pas à rompre et continuent à se marcher sur les pieds. D'autres mettent en scène une rupture violente. Ce fut le cas entre l'Autrichien Sigmund Freud et le Suisse Carl-Gustav Jung. Quelques commentateurs ont diagnostiqué une relation sexuelle réprimée entre les deux fondateurs de l'analyse psy. Mais la majorité se focalise sur leurs caractères. Tous deux avaient (comme nous autres) de la peine à analyser leurs propres problèmes. Durant un temps, Jung le plus jeune (ainsi que son nom l'indique) fut un ami et élève appliqué. Puis il exprima des vues divergentes. Or Freud ne supportait pas que ses disciples mettent en question son autorité et ses positions. Fin de leur relation.
Calma mi amor, descánsate en mis brazos. Te protegeré todo la noche.
Peace my love, rest in my arms. I will protect you through the night.
Sois en paix mon amour, repose-toi dans mes bras. Je te protégerai durant toute la nuit.
Mon premier grand amour fut un chirurgien de 17 ans mon aîné. Père de deux enfants, il venait de se marier pour la deuxième fois lorsque nous nous sommes rencontrés. Ce que j'ignorais. Un soir, il m'a dit: "Viens, nous allons rencontrer ma femme..." Nous nous sommes rhabillés, avons quitté sa garçonnière pour nous rendre à son autre appartement. Il était passé minuit, son épouse était assise par terre dans une vaste salle vide, en train de coudre les rideaux de leur nouveau logement. C'était dans les années 1960, une autre époque, un autre monde... Je venais de finir mes études. J'étais revenu en Suisse et avais commencé un stage dans un quotidien. Ce soir-là, je suis entré dans la complexité de la vie d'adulte.
Que faire pendant que des imbéciles (qui semblent n'avoir rien d'autre à faire) se chipotent au sujet de vêtements féminins -- trop envahissants ou pas assez couvrants -- en invoquant leur culture judéo-crétine ou leur dieu du désert ? Profiter du maelström des coutumes vestimentaires asiatiques et africaines pour emprunter des éléments qui apporteront un peu de liberté, de variété et d'individualité au costume masculin. À bas l'uniforme des banquiers pingoins et les éternels jeans qui nous viennent du Trumpistan! -- André
L'individualité est dans le détail.
Pharrell Williams en Chanel...
* La plupart de ces photos sont empruntées au blogue du Sartorialist qui capte la mode de la rue, élégante ou originale, en France, en Italie, aux États-Unis et en Inde.