samedi 18 août 2018

La perversion et l'hypocrisie des "hommes de Dieu" à son comble




Plusieurs jours après la révélation, en Pennsylvanie (USA), des abus sexuels perpétrés sur plus de mille enfants -- principalement des garçons -- par des centaines de prêtres et d'employés de l'Église catholique durant des décennies, le Vatican a enfin exprimé sa "honte" et sa "douleur". Un communiqué déclare: "Les victimes doivent savoir que le pape est de leur côté." Est-ce à dire qu'il s'est lui aussi fait enculer par ses lieutenants chargés de nettoyer les écuries de la Curie pontificale ? Dites-leur que je suis de leur côté... C'est bien léger et ambigu. Selon l'organisation Bishop Accountability, 6'721 prêtres ont été accusés d'abus sexuels rien qu'aux États-Unis pour des faits semblables commis entre 1950 et 2016. On estime à 18'565 le nombre des jeunes abusé/e/s.




L'enquête des services du procureur de Pennsylvanie sur la perversité des "prêtres prédateurs" couverts par l'Église catholique de cet État a engendré le rapport d'un jury. Il indique que presque tous les cas allégués sont frappés par la prescription et ne peuvent plus être poursuivis pénalement. Certaines victimes avaient moins de dix ans lors des faits incriminés. Le rapport cite le cas d'un prêtre qui a commis des abus sur cinq soeurs; la plus jeune était âgée de 18 mois au début des faits présumés. Jamais une enquête n'avait révélé autant de cas.





Dans le rapport, que j'ai lu, les auteurs écrivent: "Cela nous rend malades que la plupart de ces crimes ne puissent pas être punis et apporter ainsi un certain dédommagement aux victimes. [...] Mais nous allons nommer les malfaiteurs et décrire leurs crimes; nommer aussi ceux qui les ont couverts. [...] Et nous allons faire des propositions concernant la modification des lois afin que plus personne, si possible, n'ait à conduire une enquête aussi tragique que celle-ci."



Le détail des délits commis est effrayant. Viols répétés sur la même victime, enregistrements de pornographie enfantine, prêtres offrant un bracelet à leur proie pour que les collègues sachent que ces enfants étaient bien "dressés" à accepter les abus. Tout cela enregistré par les diocèses dans leurs archives secrètes. Et tout cela couvert par la hiérarchie qui prétend n'en rien savoir...




Ces révélations tombent au moment où le président des États-Unis tente d'affaiblir la loi autorisant l'interruption de grossesse afin de plaire à son électorat intégriste. Or le scandale des abus dévoile l'hypocrisie de ces "hommes de Dieu" qui ne respectent pas l'intégrité corporelle des enfants et cherchent à remettre les femmes sous l'entière domination des mâles. Adieu l'égalité hommes-femmes. Cela, bien sûr, au nom de la loi divine. Et l'Église catholique n'est pas seule dans cette démarche. Les protestants fondamentalistes veulent aussi renvoyer les femmes à la cuisine. Pour cela, ils cachent du mieux qu'ils le peuvent les nombreux abus sexuels de leurs pasteurs et autres cadres religieux. L'extrême droite chrétienne -- cathos et évangéliques conservateurs -- veut réinstaurer le patriarcat. Adieu la promotion des femmes en politique et dans les entreprises. Adieu MeToo. Adieu aussi la séparation entre l'Église et l'État. Après les élections de mi-mandat en novembre, Trump enverra paître tous ces intégristes. Actuellement, il les caresse dans le sens du poil.

André







mardi 14 août 2018

Le mâle a besoin d'une part de fémininité pour épicer sa virilité








Dans les années 1960, alors que je commençais à fréquenter "le milieu pédé" [le mot gay n'était pas encore en usage], mon manque de virilité apparente me dérangeait. Certes je portais la barbe, mais ma voix manque de profondeur et les sports que je pratiquais, la natation et le ski, étaient moins couillus que le foot. De plus, je ne fumais pas ni ne me torchais la gueule le samedi soir. Intérieurement, j'étais pleinement à l'aise avec mon orientation sexuelle, bien qu'elle fut méchamment combattue par la société. Mais dans "le milieu", de nombreux gars se mettaient à parler au féminin et à faire les folles dés que nous étions entre nous. Et cela m'énervait, parce que je ne concevais pas l'homosexualité comme un troisième sexe.



Aujourd'hui, lorsqu'un gay fait la folle, c'est pour rigoler. Nous ne sommes pas moins mecs que les hétéros, l'appareillage et les hormones sont identiques. Sur l'échelle qui va de la féminité à la masculinité, tous les degrés sont occupés par les différentes orientations. Il y a des femmes très décidées et totalement hétéros, des hommes sensibles qui ne tombent amoureux que du sexe opposé. Ainsi que des bourrins gays et des pin-up lesbiennes... J'en arrive au danseur Yanis Marshall qui pratique le street jazz en talons aiguilles. Je le trouve fabuleux. Ses musiques et ses chorégraphies m'amusent un moment, mais pas plus. En revanche, ce mec exprime une valeur qui fait surface aujourd'hui: la possibilité pour chacune et chacun d'exprimer sa part de féminité et de masculinité selon son génie personnel.





Quand on demande à Yanis Marshall pourquoi il danse en talons aiguilles, sa réponse est immuable: "Pourquoi pas !?" Ce n'est pas pour éluder. Il nous fait entendre que les frontières du genre sont en train de tomber. Dans ma jeunesse, les femmes en pantalon choquaient. Alors qu'à son époque le Roi-Soleil portait des talons, montrait ses jambes vêtues d'un collant et d'une culotte bouffante, affublé qu'il était d'une horrible perruque. Maintenant, les "vrais mecs" se rasent le crâne en attendant la calvitie. Ces changements réveillent les phobies des gens rétrogrades. Ils ont trop peur de n'être pas comme on les a dressés à se présenter dans la vie; la liberté et la créativité les font trembler.




Les femmes portent des talons aiguilles depuis des décennies pour se sentir à la hauteur. Sans résultats autres que d'attirer des regards, voyez MeToo. Des mecs comme Yanis Marshall viennent les libérer. Eux savent utiliser la pointe et les talons de leurs chaussures, ainsi que leurs genoux pour plier en deux les mecs qui les importunent. Mesdames suivez un cours de self-défense, faute d'arriver à danser sur des aiguilles comme ces trois gars, ce qui demande une musculature entraînée et le goût physique du risque, deux qualités typiquement masculines. Ce que j'admire chez Mehdi Mamine, Yanis Marshall et Arnaud Boursain c'est qu'ils empruntent du féminin pour être plus masculins. Pas comme les folles qui avilissent les femmes en les imitant vulgairement.

André

Le Lac des Cygnes.

















vendredi 10 août 2018

Tout le monde à poil pour survivre au réchauffement climatique

















Les femmes aussi nous offrent la preuve irréfutable du réchauffement.

Comme les culottes, les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d'être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre des records. La planète Terre devient une étuve. Aux États-Unis, néanmoins, le locataire de la Maison-Blanche veut continuer à nous inonder de son pétrole et son gaz. Sa solution pour éteindre les feux: raser les forêts...






















lundi 6 août 2018

Ces beaux mecs sont-ils créés à l'image (et par la main) de Dieu ?







Selon l'état des recherches actuelles, les plus lointains ancêtres de l'homo sapiens -- homos comme hétéros, de peau foncée comme de peau plus claire -- sont nés et se sont développés en Afrique noire avant d'émigrer, pour une part d'entre elles et eux, vers d'autres continents. Les recherches paléontologiques et génétiques nous indiquent qu'ils ont évolué vers le modèle de l'être humain actuel il y a entre 300'000 et 100'000 ans; et que la totalité de l'humanité telle que nous la connaissons a hérité son ADN mitochondrial d'une femme qui a vécu en Afrique il y a environ 160'000 ans.




Les "créationnistes" refusent violemment les découvertes scientifiques concernant l'Évolution. Ils soutiennent que les récits de la création tels qu'ils sont contés dans la Bible et le Coran véhiculent une description indiscutable de l'origine de l'Univers -- et non pas un récit poétique. Et ils bataillent ferme, notamment aux États-Unis, pour que la théorie créationniste soit enseignée dans les écoles et non pas l'évolution des espèces développée depuis Darwin au 19e siècle. Selon les créationnistes [intégristes christianistes et islamistes], Dieu/Allah aurait modelé l'être humain à Son image, ce qui me semble peu flatteur pour Lui. Le processus entier de cette création -- univers compris -- Lui aurait demandé six jours de travail, il y a environ 6000 ans.





Les racistes non plus -- parmi lesquels on compte de très nombreux intégristes -- ne veulent pas croire à l'origine africaine de chacun de nos ancêtres. Car, en plus du principe de l'égalité entre tous les êtres humains, où qu'ils soient nés, ils ne supportent pas que les femmes possèdent les mêmes droits qu'eux, les machos, ni que les minorités bénéficient de la parité. En fait, ce qui les gêne lorsqu'ils se regardent dans le miroir en caressant leur barbe rebelle, c'est de penser que leur arrière-arrière-arrière grand-père descend de l'arbre voisin d'où ont sauté les singes lorsqu'il leur a pris l'envie de grappiller des petits fruits pour leur dessert.

André