J'ai interrogé S., un ancien lutteur qui m'a répondu par courriel. Il pratiquait la gréco-romaine et non la lutte suisse à la culotte où l'on saisit l'adversaire par les vêtements (qui cachent l'érection intempestive). En général, les sportifs évitent la coquille rigide, écrit-il en substance, parce qu'elle se met facilement de travers si elle n'est pas bien plaquée, et qu'elle irrite la peau de l'entre-jambe lorsqu'elle appuie trop fermement. De plus, elle freine le mouvement. C'est pourquoi les footballeurs préfèrent prendre le risque d'encaisser. "Quant tu luttes, tu ne te prends pas des chaussures à crampons dans les boules, ni des coups de poing comme en boxant. Mais tu te fais parfois empoigner par là où c'est délicat, et l'adversaire peut parfois serrer ou utiliser la prise comme levier sans que l'arbitre siffle. Mais la douleur serait bien pire si tu portais une coquille qu'il pourrait manipuler pour littéralement t'écraser les couilles. En plus, quand tu a besoin de remettre la marchandise en place (c'est souvent un geste inconscient qui trahit plus la nervosité que l'inconfort), aller fouiller sous le jockstrap, éventuellement sous la coquille, prendrait plus de temps et serait vraiment gênant face au public et aux téléspectateurs. Tu serais quasi obligé de passer la main sous le maillot."
À la question subsidiaire "slip ou caleçon?", S. a répondu: "C'est slip ou jockstrap quand j'ai besoin d'avoir les couilles bien tenues, surtout si je fais mon jogging. À part cela, je regrette que nous ayons si peu de zones de liberté à disposition où pouvoir vivre nus. Les plages, les forêts, la montagne, les parcs en ville. Mais des lieux débarrassés des chiens et de leurs crottes, putain de merde!"
André



















