lundi 28 juillet 2014

La chaleureuse camaraderie naturiste des soldats entre 39 et 45






À la guerre comme à la guerre. Les gars qui combattent ensemble, se côtoient jour et nuit, mangent, se douchent et dorment dans la plus grande intimité, voire promiscuité. Leur précieuse vie dépend en grande partie de la cohésion de la troupe. Ils sont nus les uns pour les autres, physiquement et moralement; ils ne peuvent se cacher nulle part pour se branler, pleurer ou chier. Or, durant la deuxième "guerre mondiale", les contacts physiques entre mâles ne souffraient pas encore du spectre omniprésent de l'homosexualité, tel qu'il est cultivé aujourd'hui par les religieux et les politiques. Un album réunissant des centaines de photos d'amateurs prises par les soldats eux-mêmes met cela en évidence. Publié par Taschen avec un texte en allemand, français et anglais, My Buddy -- World War II Laid Bare, illustre la force de ce lien entre mecs, né avec le monde, ancien comme l'invention de la chasse, de la guerre et des sports. Tous virilement à poil, sans en faire un fromage comme aujourd'hui.



L'antiquité grecque nous parle de ces bataillons sacrés, corps d'élite formés par des couples composés d'un éraste (pédéraste) et d'un éromène (son jeune chéri) dévoués l'un à l'autre, féroces dans le combat parce qu'ils préféraient la mort au déshonneur. Ils savaient que leur amour était inspiré par les dieux et avaient prononcé un voeu sacré qui ne leur autorisait aucune lâcheté. Ils étaient aussi bien entraînés à la danse qu'à la lutte et au combat par les armes.

Latrine de campagne.


Hémorroïdes ou morpions?
L'album de Taschen est destiné à la table du salon. On le feuillètera pour se rappeler (ou découvrir) cette époque où la guerre rapprochait des jeunes hommes de toutes conditions qui n'avaient qu'un souci, lorsqu'ils pouvaient se relaxer, celui d'oublier et de prendre du bon temps avec les copains. Les barrières tombaient en même temps que l'uniforme. Il fallait se savonner, faire la lessive, nager si possible et faire des couillonnades fraternelles pour se détendre. Les photos ont été prises sur tous les fronts alliés. Celles que Taschen a distribuées à la presse sont assez pudiques, j'en ai ajouté d'autres, également de source allemande. J'en ai beaucoup d'autres dans mes archives, datant aussi de la Première guerre. Il faut préciser que cet ouvrage n'est pas le seul à traiter le sujet.

André



jeudi 24 juillet 2014

Mecs en transe qui se retiennent à la limite de l'orgasme






L'activité à laquelle s'adonnent ces gars se nomme le gooning dans le jargon sexuel américain. Normalement, un gooner est un galopin, ou un homme de main (dans le sens de sbire); en anglais, le terme définit un supporter du FC Arsenal! Cependant, les gooners illustrés ici appartiennent à la tribu des initiés de la masturbation forcenée; ils se maintiennent le plus longtemps possible à la limite de l'éjaculation, edging en anglais. Mais avec un gros plus, selon eux: ils se laissent hypnotiser par leur bite avec laquelle ils entrent dans une communication plus que sexuelle, faite de révérence et d'admiration. Ils se retiennent pour la beauté du geste, comme un sportif s'entraînant au record du monde de saut en longueur. Les centimètres (gagnés au saut), les minutes supplémentaires de paluchage ne servent à rien, si ce n'est à leur propre gloire. Certains d'entre eux rapportent dans leurs forums qu'ils atteignent un état où ils deviennent tout entier leur bite. Ils s'incarnent phalliquement en elle et vice-versa.






L'art de la masturbation inspire de nombreux clans, certains plus sectaires que d'autres. Parmi eux, les adeptes de la rétention du liquide s'exercent à ressentir l'orgasme sans gicler; les plus doués arrivent à envoyer leur nectar jusqu'au cerveau -- par voie interne, bien sûr. D'autres cultivent la rétention et l'orgasme différé pour amener leur partenaire au plaisir le plus longtemps possible, dans des vagues successives. Lorsque je fréquentais les stages de tantra d'un disciple de Bhagwan Shree Rajneesh (rebaptisé Osho après sa mort), je suis parvenu une fois à me faire jouir durant une demi-heure avant d'éjaculer. Plaisir que les gooners ne recherchent pas. Ils se fixent sur leur bite plutôt que d'affiner leur respiration et de répartir les ondes de plaisir sur le corps entier.



Avec l'âge, le chrono ne compte plus. On cherche la voie qui mène à une volupté globale, une onde enveloppante prête à déborder hors des frontières corporelles. Il existe aussi des femmes et des hommes qui se masturbent en formant le dessein de créer une énergie de paix qu'elles et ils envoient à la planète entière. Il en faudrait beaucoup plus.

André