mercredi 26 septembre 2018

Rituel des tétons: la fabuleuse liberté de mes ancêtres les Celtes







Les Celtes, un ensemble de tribus nordiques, ont occupé une grande partie du continent européen jusqu'à entreprendre le sac de Rome en 290 avant notre ère et affronter les Grecs à Pergame (actuelle Turquie) en 230 av. Ils n'ont pas laissé d'écrits, mais nous connaissons leurs coutumes grâce aux historiens grecs et romains, dont certains furent très choqués par leurs moeurs décrites ci-dessous. Alexandre le Grand les a rencontrés, César a massacré un détachement celte d'Helvétie et a fait massacrer 238'000 d'entre eux -- selon ses dires -- femmes et enfants compris. C'était en 58 av. Les fouilles archéologiques menées au bord de lacs suisses ont permis de mieux cerner leurs habitudes.











J'ai déjà évoqué la coutume celte de se sucer mutuellement les tétons entre mâles. C'était en février 2013, ici. Et comment la virilité du roi était stimulée lors de cérémonies au cours desquelles ses sujets, les uns après les autres, exprimaient leur obséquieuse soumission. Entre prolétaires on se tétait et mordillait en signe d'amitié (cela vaut bien une poignée de mains), sinon pour sceller une réconciliation. Cela pouvait mener à d'autres manifestations plus sensuelles, comme on l'imagine. Car les Celtes mâles n'étaient pas avares en relations sensuelles et sexuelles de tous ordres, tant avec les hommes que les femmes.







Ceux qui ne fréquentent pas des barbus bien foutus, et ne le sont pas eux-mêmes, ne comprennent pas ce que l'ont peut ressentir à s'empoigner fraternellement par cet appendice. Plus la barbe est longue, plus le plaisir devient intense. Il semble que les Celtes cultivaient aussi cette manière de communiquer pour exprimer leur respect, leur affection, leur amitié profonde et le désir de cultiver cette intimité. Même en simulant une bagarre pour cacher pudiquement leur intention ultérieure. Certains commentateurs insinuent qu'il s'agit d'une représentation symbolique de la masturbation. Je ressens ce geste comme un préliminaire très excitant...






Les Celtes étaient renommés pour leur esprit guerrier et leurs soldats s'organisaient, disait-on, en petit groupes de gars qu'on désigneraient aujourd'hui comme des amis avec bénéfices. Diodore de Sicile décrit ainsi la vie nocturne dans un camp militaire, après l'extinction des feux: "Ils ont l'habitude de dormir par terre, sur des peaux d'animaux. Et ils se roulent les uns vers les autres d'un côté ou de l'autre. Peu soucieux de leur dignité, ils abandonnent sans hésitation la splendeur de leur corps aux mains de leurs camarades. Et, plus étonnant encore, ils ne considèrent pas que c'est honteux. Mais lorsqu'ils draguent quelqu'un, ils sont vexés s'il n'accepte pas leur proposition !"








Alors que l'Irlande était encore sous l'influence celte, le Christianisme colonisait déjà l'Afrique du Nord et l'Europe. Les religieux prêchaient l'abstinence, affirmaient que les relations sexuelles en dehors de la procréation étaient mauvaises pour la santé physique et morale, que la "pureté" des pensées et des actes rapprochait les fidèles de leur Dieu. Mais les missionnaires ont rencontré beaucoup de résistance là où les coutumes celtes étaient bien ancrées. La solidité des amitiés intimes entre hommes, la supériorité de l'amour -- peu importait l'orientation -- l'expression sexuelle des sentiments ont longtemps écarté la bigoterie. Depuis que j'explore sérieusement le chamanisme, je me sens très proche de mes (pourtant) lointains ancêtres. Un proverbe celtique l'affirmait: "Une personne sans âme-soeur (ou âme-frère !) est comme un corps sans coeur ni tête."

André



Documentation empruntée à http://celticeros.tumblr.com/





samedi 22 septembre 2018

La beauté mâle est dans l'oeil et le coeur de celui qui regarde




Le plus ancien récit littéraire parvenu jusqu'à nous, conservé sur des tablettes mésopotamiennes depuis le IIIe millénaire avant notre ère, raconte l'amitié brûlante entre le royal Gilgamesh et le sauvage Enkidou. Les dieux avaient créé le bel Enkidou à l'image du roi pour allumer un orage en son coeur. Égal en force et en stature, très velu et à la chevelure puissante. Et il gambadait nu avec les gazelles. Lors de leur première rencontre, ils s'affrontèrent virilement, luttant puis tombant finalement dans les bras l'un de l'autre. Seule la mort les sépara, comme les autres héros de l'antiquité. Ceux d'Homère, le guerrier Patrocle et son aimé Achille, tombés devant Troie. Ceux de la Bible, Jonathan fils du roi Saül et le jeune David. Le livre de Samuel nous explique qu'à la première rencontre "l'âme de Jonathan se lia à celle de David et il l'aima comme lui-même." Lorsque périt Jonathan, David, futur roi d'Israël, pleura et se lamenta: "Mon frère Jonathan, ton amour était pour moi plus merveilleux que l'amour des femmes."









Ces héros, bien sûr, étaient splendides, aussi ravisseurs que virils. Plus avant dans le Bible, on peut lire cette description: "Dans tout Israël, il n'y avait personne d'aussi beau qu'Absalon, à qui on put faire autant d'éloges: de la plante des pieds au sommet de la tête il était sans défaut. Lorsqu'il se rasait la tête -- il se rasait chaque année parce que c'était trop lourd, alors il se rasait -- il pesait sa chevelure: soit deux cents sicles, poids du roi." La beauté, dit un proverbe anglais, est dans l'oeil de celui qui regarde. Ma longue connaissance des gars -- je les contemple d'un regard exercé et enchanté depuis la petite enfance -- me dit que la beauté réside autant dans les yeux de celui qui est regardé que ceux de l'observateur. Et qu'à cet examen s'ajoute celui des vibrations des deux coeurs.

André




Beauty lies in the eye of the beholder.