jeudi 24 juillet 2014

Mecs en transe qui se retiennent à la limite de l'orgasme






L'activité à laquelle s'adonnent ces gars se nomme le gooning dans le jargon sexuel américain. Normalement, un gooner est un galopin, ou un homme de main (dans le sens de sbire); en anglais, le terme définit un supporter du FC Arsenal! Cependant, les gooners illustrés ici appartiennent à la tribu des initiés de la masturbation forcenée; ils se maintiennent le plus longtemps possible à la limite de l'éjaculation, edging en anglais. Mais avec un gros plus, selon eux: ils se laissent hypnotiser par leur bite avec laquelle ils entrent dans une communication plus que sexuelle, faite de révérence et d'admiration. Ils se retiennent pour la beauté du geste, comme un sportif s'entraînant au record du monde de saut en longueur. Les centimètres (gagnés au saut), les minutes supplémentaires de paluchage ne servent à rien, si ce n'est à leur propre gloire. Certains d'entre eux rapportent dans leurs forums qu'ils atteignent un état où ils deviennent tout entier leur bite. Ils s'incarnent phalliquement en elle et vice-versa.






L'art de la masturbation inspire de nombreux clans, certains plus sectaires que d'autres. Parmi eux, les adeptes de la rétention du liquide s'exercent à ressentir l'orgasme sans gicler; les plus doués arrivent à envoyer leur nectar jusqu'au cerveau -- par voie interne, bien sûr. D'autres cultivent la rétention et l'orgasme différé pour amener leur partenaire au plaisir le plus longtemps possible, dans des vagues successives. Lorsque je fréquentais les stages de tantra d'un disciple de Bhagwan Shree Rajneesh (rebaptisé Osho après sa mort), je suis parvenu une fois à me faire jouir durant une demi-heure avant d'éjaculer. Plaisir que les gooners ne recherchent pas. Ils se fixent sur leur bite plutôt que d'affiner leur respiration et de répartir les ondes de plaisir sur le corps entier.



Avec l'âge, le chrono ne compte plus. On cherche la voie qui mène à une volupté globale, une onde enveloppante prête à déborder hors des frontières corporelles. Il existe aussi des femmes et des hommes qui se masturbent en formant le dessein de créer une énergie de paix qu'elles et ils envoient à la planète entière. Il en faudrait beaucoup plus.

André

dimanche 20 juillet 2014

Une vie sexuelle plus intense grâce à une large ouverture d'esprit




Entre 1939 et 1942, l'université américaine de Harvard a recruté 268 étudiants en bonne santé, d'accord de participer à une étude concernant leur évolution à travers les étapes de la vie. Tous des mâles, Harvard n'est devenue mixte qu'en 1977. Les premiers résultats ont été publiés en 1998, l'analyse complète en 2012 sous le titre Triumphs of Experience, The Men of the Harvard Grant Study par le Dr George E. Vaillant. L'étude ne se limite pas à l'aspect médical, elle comprend toutes les situations de l'existence, de la politique aux addictions en passant par la carrière, la famille et la religion. Elle met en évidence la manière dont chacun a fait face à l'adversité et à la prospérité, éclairant les mécanisme d'adaptation mis en jeu.






Les participants qui vivent encore sont nonagénaires; l'analyse offre donc une perspective à très longue vue. On découvre que ceux qui se sentent heureux et équilibrés aujourd'hui ne l'étaient pas forcément dans la quarantaine. Que plusieurs gars dont l'enfance a été misérable s'en sont bien tirés. Qu'une jeunesse heureuse porte ses fruits toute la vie. (Hé! les parents écervelés qui divorcent pour un oui ou un non...) Que le mariage apporte beaucoup de satisfaction après l'âge de 70 ans. Que le vieillissement après 80 ans est plus déterminé par les habitudes contractées avant 50 ans que par l'hérédité. Qu'il en va de même pour notre vitalité et notre rayonnement personnel.

Les participants ont été régulièrement questionnés et examinés. Bien sûr, il s'agit d'un segment doué et privilégié de la société. Mais ces gens-là sont aussi sujets aux problèmes dus à une alimentation déséquilibrée (dans leur cas trop riche et trop raffinée); à la cigarette; à l'alcoolisme (bourbon plutôt que bière) qui entraîne divorce, névrose et dépressions. Le mois dernier, j'avais rapporté ici que ma charge de testostérone, très satisfaisante pour mon âge, avait encore augmenté depuis que je médite régulièrement. L'étude de Harvard met en lumière un avantage réservé aux liberals, les hommes aux idées libérales selon l'acceptation américaine, les démocrates. Leur vie sexuelle et sentimentale est plus riche et plus durable que celle des conservateurs, les républicains. Octogénaires, ils en jouissent encore alors que les mecs de droite et les fondamentalistes religieux laissent tomber vers 68 ans. Comment l'expliquer?



Les urologues auxquels l'auteur a posé la question restent sans réponse. Pas étonnant car le problème réside au niveau du coeur et de la tête. Aujourd'hui, les mecs de droite se recrutent parmi les angoissés. Ils ne supportent pas que les femmes, les étrangers et les LGBT prennent la place qui leur revient dans la société; la chasse à l'hypocrisie sexuelle ou religieuse les terrorise. Ils en deviennent paranos... L'étude révèle ce qui a changé dans la vie des participants. Ceux qui ont
tiré un enseignement de leurs épreuves ont appris une nouvelle manière d'aborder la vie et en ont tiré de grands bénéfices. Comme l'exprime l'un d'entre eux: "Ce n'est pas ce que vous avez accompli durant votre journée qui compte, mais comment vous vous êtes senti." Notre bonheur dépend de la compréhension et de l'amour que nous offrons autour de vous.

Hier, dans un blogue que je venais de découvrir, je lisais ceci: "... Nous sommes un amas de conflits entre concepts antagonistes et c’est leur nombre et la fréquence de leurs confrontations qui forme la richesse de notre esprit." Vive le désordre créatif que le destin nous offre !

André