vendredi 18 août 2017

Qu'est-ce qui fascine tant les gays dans une passe de lutte turque ?







Dans la lutte turque --Yağlı güreş -- les gars ne portent qu'une culotte de cuir  (kispet) et rien dessous. Ils s'oignent religieusement d'huile d'olive du menton jusqu'au bout des pieds, sans négliger l'intérieur du falzar, ouille! Le défi: renverser l'adversaire en passant la main sous sa ceinture et le maintenir à la verticale, jambes en l'air, durant quelques secondes.






Comparée à d'autres sports qui attirent les foules -- le muay thai ou les MMA en cage -- la lutte turque est un art martial noble qui n'a pas pour but de blesser les combattants ni de verser du sang. Il suffit de voir comment le vainqueur traite son adversaire après l'affrontement. Hélas, la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, ancien footballeur semi-professionnel, a perdu cette qualité et sombre vers le chaos de la dictature la plus répugnante.




Qu'est qui nous hypnotise tant dans la lutte à l'huile? C'est l'affrontement quasi fraternel entre deux gars aux corps bien développés sans être gonflés aux hormones; leur semi-nudité harmonieuse encore plus attirante que s'ils étaient complètement dévêtus; et la connivence de ce jeu qui leur permet de plonger la main jusqu'à l'entrejambe, avec une complicité de frères jumeaux.





















Pour les adeptes d'un gnosticisme LGBT, l'être humain naît prisonnier de son corps, de son âme et du temps. Ce qu'illustre une passe de lutte turque durant laquelle, malgré l'huile, les combattants restent engoncés dans leur culotte, plaqués au corps et pressés par le temps. Et pour nous qui les contemplons -- toujours avec un regard gnostique -- ils sont comme le jumeau séparé depuis les origines que nous cherchons inlassablement afin de (re)trouver la plénitude de l'amour et plonger le bras jusqu'au fond de son coeur.

André


lundi 14 août 2017

La nudité entre père et fils : des moments de partage privilégiés









Pour comprendre le développement de son corps, le jeune garçon a besoin des explications et des encouragements de son géniteur. Déjà vers l'âge de 4 ans, il est intrigué par les érections intempestives de son petit oiseau. S'il a la chance de voir son père nu, par exemple le matin lorsqu'il se rase, il saura que le phénomène se produit aussi dans un corps d'adulte, comme son père le lui expliquera sans avoir besoin de lui en dire plus.



À cet âge, la bite est d'abord un instrument d'exhibition pour le petit mec. Lorsque son corps commencera à se viriliser, le père lui expliquera peu à peu la différence entre les manifestations extérieures de sa croissance et la valeur de l'énergie sexuelle qui va développer ses sentiments amoureux, sa sensualité, son inventivité, son sens de la responsabilité, son besoin de conquérir et de s'affirmer, l'expression de sa générosité, son besoin de changer le monde.

Le grand-père: "De mon temps, la nudité entre gars n'était pas honteuse..."
La société occidentale n'a pas su faire évoluer les cérémonies d'initiation des peuples premiers vers des rituels moins sauvages et cruels, néanmoins promoteurs de transformation et d'entrée dans la vie adulte. Les adolescents les remplacent par des beuveries et la consommation de drogues pour atteindre des états qui devraient être magiques, mais ne répondent pas à leurs attentes. Les sports de spectacle et de fric sont un pauvre substitut; l'engagement dans une armée qu'il soit pour "défendre la patrie" ou imposer des contraintes religieuses ne fera pas de vous un homme, mais une épave ou un cadavre. Quant au "challenge" des affaires, observez le président des États-Désunis.


Le partage de moments de nudité entre un père et son fils aide le plus jeune à ne plus avoir honte de son corps et à mieux vivre sa sexualité en trouvant un bon équilibre entre affirmation masculine et tendresse virile. En même temps, l'aîné apprend lui aussi à accepter les changements que le temps inscrit dans son corps et à faire évoluer son rapport sexuel et sentimental avec sa/son/ses partenaire/s.



Le grand-père et le père -- ni exhibitionnistes, ni pudibonds ou bigots -- aideront aussi l'adolescent en abordant ce chapitre important tout au long de l'existence: la masturbation. Elle occupe une place capitale dans notre programmation sensuelle et sexuelle que la baise ne peut pas remplacer, sauf chez des êtres exceptionnels -- c'est-à-dire peu travaillés par cet instinct vital. Si les aînés s'y aventurent avec sagesse et délicatesse, junior comprendra que l'expression de sa propre sexualité est un domaine privé. Qu'il peut poser des questions sans avoir besoin de les justifier. Les adultes parleront franchement des techniques de masturbation sans évoquer leur propre pratique...

Ils expliqueront que certains gars sont plus sensibles ici, ou là, qu'ils crachent dans leur main ou utilisent ceci ou cela, mais pas pour la capote, et cetera. Jamais le père ne montrera comment il se branle, ni ne demandera des détails à son fils. Pour suivre un cours pratique, junior s'adressera à un grand frère.

Tel père, tel fils.


Complicité, rien de plus.
Et si plus tard, beaucoup plus tard, père et fils veulent se branler de concert, cela les regarde... André

Père Yanomani bien entouré.


Un moment de partage privilégié.

jeudi 10 août 2017

Des corps mâles et robustes -- sublimés par la patine du temps







À droite: Harry Houdini (1874 - 1926), roi de l'escapologie qui, enchaîné dans une malle 
remplie d'eau et fermée, arrivait à s'en évader.