mardi 23 octobre 2018

Le yoga pour devenir un gars plus libre, plus souple et résistant




Je me rends à un cours de yoga deux fois par semaine. Mon prof préféré a accompli une carrière sportive en jiu-jitsu brésilien; il a remporté plusieurs victoires dans des championnats internationaux et un championnat d’Europe avant de se tourner vers l'enseignement du yoga et de l'acrobatie. Il nous fait profiter de l'expérience acquise dans les arts martiaux et des stages de méditation à travers le monde. Je fréquente des cours de yoga depuis une douzaine d'années. Les bénéfices que j'en ressens sont un regain d'énergie et une créativité beaucoup plus éveillée. Les douleurs articulaires, fréquentes à mon âge, restent à un niveau très supportable. Je suis encore agile d'esprit et de corps malgré mes 82 ans. Et je ne pratique jamais de yoga à la maison, malgré les encouragements répétés de nos profs. En revanche, je nage en eau froide et je jardine.



Depuis que je médite plus ou moins régulièrement -- durant un petit quart d'heure -- mon taux de testostérone s'est élevé de ce qui était normal, pour mon âge, à un niveau satisfaisant pour un mec d'une trentaine d'années. Interrogé, mon médecin n'a pas de réponse. La testo, c'est bon pour le corps et les deux têtes -- autant la grande que la petite. J'attribue ce bienfait hormonal à la combinaison des deux pratiques combinées, plus l'ingestion quotidienne de gingembre cru et de graines de courge. Ce sont mes seuls médicaments. En cas d'insomnie au milieu de la nuit, ce qui advient une fois tous les quinze jours, je pratique le somnifère manuel; c'est divertissant, en même temps excitant et calmant, sans autre effet secondaire connu.




Notre planète est entrée dans une période de profondes transformations. D'un côté, c'est la chaos violent. De lautre, des changements de mentalités très réjouissants. La dignité des femmes et des minorités est enfin prise en compte; les discriminations raciales et les abus sexuels sur les enfants sont combattus; les structures patriarcales des religions vivement critiquées; la santé des êtres vivants et des végétaux intéresse de plus en plus de chercheurs. Et les nouveaux moyens de communication, lorsqu'ils sont utilisées intelligemment, accélèrent ces processus. Très clairement, c'est le combat entre les anciennes croyances pourries et une éthique régénérée.






Ce combat a besoin de nobles guerriers qui sauront se battre avec les armes de la paix, du progrès et de la compassion. Le yoga peut aider à la formation de ces jeunes soldats. Leur donner l'enracinement terrien solide dont ils auront besoin pour tenir ferme devant les troupes rétrogrades, les états-majors du seul profit et les nouveaux tyrans politiques. Pour restaurer l'équilibre entre la paix et une saine économie. Donc, plus les gars pratiqueront le yoga et la méditation, ou tout autre entraînement de l'esprit, du coeur et du corps, mieux le monde se portera.




Or ce monde, c'est le nôtre, lecteur! Si nous voulons trouver notre place au milieu des bouleversements, il faut nous engager de la manière la plus bénéfique pour nous et notre entourage. L'un des enseignements du Bouddha, dans les Quatre nobles vérités qu'il a évoquées sous l'arbre de Sarnath (près de Bénarés) c'est que la vie est difficile, mais la souffrance (physique et morale) est optionnelle, facultative; nous avons le choix de l'endurer ou de la dépasser.

André

















vendredi 19 octobre 2018

"Si un moustique vient se poser sur tes couilles..." lance Lao Tseu





"Lorsqu'un moustique vient se poser sur tes couilles, tu te rends compte qu'il vaudrait mieux régler tes problèmes autrement que par la violence." Ce constat de Lao Tseu, un sage chinois contemporain de Confucius (aux alentours du 6e ou 5e siècle avant notre ère), s'impose encore aujourd'hui; les moustiques n'ont pas disparu, ils véhiculent de dangereuses maladies et nos boules demeurent sensibles aux claques.




Un autre proverbe chinois, moins connu, a également traversé les siècles: "L'eau use la pierre, la pierre n'use pas l'eau." J'aime aussi ce dicton soufi: "Si tu regrettes de m’avoir embrassé, reprends ton baiser!" Et cet aphorisme africain: "Le couteau peut-il se couper lui-même?" Ou ce bon mot de Francis Blanche: "Qui aime bien ses lunettes ménage sa monture." N'oublions pas la leçon des moustiques lorsqu'ils s'approchent de nos précieuses burnes. Elle est reprise par le Dalaï Lama qui la propulse plus avant.

André


























lundi 15 octobre 2018

L'exhibitionnisme masculin : celui qui régale et celui qui importune






En bas de l'échelle de l'exhibitionnisme masculin, on trouve les gars dont la culotte de cycliste met en évidence bourses et bite, à l'exemple des nobles de la fin du Moyen-Âge qui s'inspiraient eux-mêmes de la coque métallique protégeant les génitoires des lansquenets. La protubérance du paquet, c'est la réponse du berger à la bergère qui arbore un généreux décolleté. Au même étage, on observe ceux qui ne portent pas de sous-vêtement et laissent entrevoir les états d'âme de leur petit ou long serpent. Ces exhibitionnistes ne recherchent pas le scandale. Ils réjouissent l'oeil des observatrices et observateurs; mais choquent néanmoins les âmes torturées des puritains qui n'en demandent pas plus pour nourrir leurs complexes.





Les exhibitionnistes impulsifs que poursuivait la police au temps des longs manteaux -- ces imperméables qui s'ouvraient soudain pour révéler un sexe bandé afin d'effrayer les passantes -- on ne les voit plus guère sur le pavé ni dans les parcs. Ils cherchent encore l'aventure dans les gares, au bord des routes, ou pour draguer dans les parkings. Aux pauvres gars qui croient séduire une femme sur les réseaux sociaux, on conseille d'y renoncer. Une bite sans son propriétaire, c'est comme un pied de table sans la table. L'idée d'impressionner ou d'effrayer une personne du sexe opposé les excite probablement et leur donne un sentiment de pouvoir sur elle. Alors qu'ils souffrent probablement de timidité ou d'un complexe d'infériorité. Des psychologues femmes et hommes sont là pour les aider à trouver d'autres voies de socialisation.




Car la nudité, ou la quasi-nudité représentent de magnifiques occasions de se révéler aux autres et à soi-même, de communiquer et communier sans afficher son rang social. Certains mettent en avant leurs muscles, d'autres leur chaleur humaine. On se révèle tel qu'on est et l'on se trouve de nouveaux alliés, sans mentir ni raconter des histoires. Loin des préjugés qui imaginent qu'un corps nu est forcément obscène. Jusqu'en 2012, la nudité était autorisée dans de nombreux lieux en ville de San Francisco. Depuis lors, il faut obtenir une autorisation pour organiser des manifestations au cours desquelles la nudité est acceptable. Comme un défilé de cyclistes, une gay pride ou l'ouverture d'une rue à une journée réservée aux fétichistes de tous ordres. Dommage que ces occasions soient si rares.

André