dimanche 22 janvier 2017

Ici, la longueur du pénis et celle du rapport sexuel sont inversées





Oui, l'étalon en passe de saillie est impressionnant et nous fout la honte. Mais pas sa prestation trop rapidement achevée! Il est prêt à la monte dès l'âge d'un an environ et son cycle sexuel s'étend de février à juillet. On nomme "monte en liberté" le lâcher d'un reproducteur dans un pré clôturé où se trouve au moins une jument en chaleur.






La "monte en main" comme on peut l'observer ci-dessus se produit sur présentation, avec intervention humaine pour repérer si la jument est en chaleur et, éventuellement, guider le pénis dans le vagin. Tout le monde est pressé... Quant à la monte en insémination artificielle, c'est un peu le porno du cheval dont la semence aboutit dans une fiole congelée. Pas de contact avec la créature entravée qui le fait bander, et une main froide pour diriger sa giclée.














jeudi 19 janvier 2017

Le Roi des USA est nu : ses sujets entrent dans l'ère du narcissisme




En psychiatrie, le narcissisme est un trouble pathologique de fixation à soi-même. Le sujet narcissique éprouve une besoin excessif d'être admiré et d'exercer sa puissance, il manque fondamentalement d'empathie envers autrui. C'est peu dire qu'il est égocentrique, infantile et manipulateur, ne tenant nullement compte des jugements d'autrui.

L'investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis aura lieu demain. C'est un pas de géant pour son pays -- dont il a promis de restaurer "la grandeur" -- et qui, en l'élisant, a une fois encore innové en matière d'égalité. Après avoir choisi un débile pervers, puis un métisse, les Américains ont hésité entre une mégère et un mec atteint d'une pathologie narcissique incurable. Bel exemple d'abnégation de la part d'une nation...


La prochaine fois, pour mieux se projeter encore dans le néant de leur téléréalité, les Américains éliront un bodybuilder. Il représentera -- pour eux qui sont très religieux -- le culte du corps sacralisé jusqu'à son paroxysme, les addictions d'une société boulimique mentalement et physiquement aliénée par sa malbouffe, par son vide abyssal, ses croyances performatives, son racisme et la conviction d'être le Nouveau Peuple Élu.



Revenons à l'actuelle présidence. Pour être considéré comme incurable, le patient narcissique doit présenter au moins six des symptômes listés ci-après:

1) faire preuve de comportements arrogants;
2) exploiter les autres pour parvenir à ses fins;
3) utiliser pour cela tous les moyens à sa disposition, violence verbale, chantages, mensonges les moins subtils, arrestations, emprisonnements, expulsions;
4) être incapable de comprendre les besoins légitimes des personnes qu'il juge inférieures (femmes, ouvriers, chômeurs, étrangers, croyants d'une autre religion, personnes LGBT);
5) demeurer indifférent aux souffrances qu'il inflige;
6) montrer un besoin obscène d'être admiré et craint;



7) plonger dans des fantasmes de pouvoir et de succès illimités, agir sans frein;
8) surestimer ses propres capacités, mentir sur ses réalisations, nier ses échecs;
9) imaginer que tout lui est dû;
10) utiliser le dédain comme résistance à chaque forme de critique (réelle ou imaginée);
11) feindre l'humilité lors de situations inextricables;
12) être incapable d'accepter une thérapie pour tenter de sortir de la terrible angoisse dans laquelle il s'enfonce toujours plus.

Le film "Vol au-dessus d'un nid de coucou" (One Flew Over the Cuckoo's Nest) de Milos Forman montrait le quotidien d’un établissement psychiatrique. Maintenant nous allons l'observer in vivo, au niveau d'un continent, avec tous les débordements dont cette présidence polluera les pays voisins et le reste de la planète. Así que, "vaya con Dios"...

André

lundi 16 janvier 2017

La pipe : comment lui redonner sa dimension spéciale, si jouissive




La dimension poétique, émotionnelle, relationnelle et sacrée de la fellation est rarement célébrée dans les mises en scène du porno qui nourrissent (chichement) nos fantasmes. Celui qui prodigue une pipe est souvent montré comme un esclave au service d'un maître, sinon comme un obsédé goulu. Ce qui manque dans ces vidéos ce sont l'approche, le prélude qui fait monter la tension et permet aux partenaires de se contempler avec désir et pas seulement de foncer vers la vidange, comme dans une station-service express.

La distribution des rôles, la prise en main timide, puis affirmée, la beauté du regard de celui qui va mener ou endiguer l'assaut; le corps de celui qui s'offre -- mais lequel est-ce qui s'offre le plus des deux hommes, celui qui empale ou celui qui avale? L'odeur entêtante, troublante (ou pas) que le nez détecte en chatouillant le pubis est difficile à traduire en images, mais tellement importante en réalité. Enfin, il y a l'ardeur ou la passivité apparente de l'un ou l'autre compagnon qui intrigue.




Puis chacun est emporté à sa manière par la passion et la friction, alors que monte la pression. Mais quelle perplexité lorsqu'un mec inhibe tout signe d'excitation! Est-ce de sa part un signe de virilité ou le stigmate d'une éducation qui l'a emasculé, le privant de ses moyens d'expression? Autre interrogation: l'homme à genoux mène-t-il le jeu, tient-il en mains et lèvres le pouvoir suprême, sacré, de procurer la jouissance? Ou les deux partenaires dominent-ils tour à tour la situation, communiant dans la prise en charge du plaisir?



"Nobody gets too much love anymore, it's as high as a mountain and harder to climb", chantaient les Bee Gees en 1979. Bien sûr, leur musique est sirupeuse. Et l'amour à la fois profond et discret est devenu une denrée de fast food depuis qu'il est marchandisé sur des sites de rencontres gérés par des algorithmes. Avant Bill Clinton, la fellation était le cadeau précieux d'une grande intimité. On n'offrait pas sa bouche au premier venu, c'était bon pour le con ou le cul. Aujourd'hui, la pipe est considérée comme un apéro bon marché pris n'importe où avec n'importe qui.



L'habitude de boire un verre pour faire connaissance a contribué à la propagation de l'alcoolisme depuis que la jeunesse dispose de plus d'argent de poche. De même, la fellation en veux-tu en voilà dissémine les maladies sexuellement transmissibles à travers les générations. Alors, revenir aux "valeurs" d'antan? Non, non, non! La "libération" sexuelle, même vécue avec difficulté, a permis à beaucoup de femmes de s'émanciper hors de la tyrannie patriarcale. Et aux hommes qui aiment les hommes de se libérer peu à peu des condamnations portées contre eux. Les hommes qui sont attirés par les deux sexes, ainsi que les personnes qui ressentent le besoin de changer de corps ont encore un chemin épineux à parcourir. 



Pourquoi évoquer ces problèmes dans un billet consacré à la fellation? La réponse est simple: tout se tient. Nous évoluons ensemble, il ne faut pas l'oublier. Et exercer notre solidarité. C'est ainsi que nous pourrons conquérir une tranche supplémentaire de cette liberté qui nous est due. La pipe à tirelarigot pose problème actuellement, comme la mal-bouffe, la cibiche, la came. Ensemble nous allons trouver les moyens de modifier nos habitudes, sans perdre le plaisir de vivre, le bonheur d'aimer ni la délectation de sucer. C'est ainsi que la société a évolué vers plus de réelles libertés et nous allons y contribuer.

André