mercredi 18 juillet 2018

C'est sous la ceinture que les mecs négligent le plus leur santé




Pas besoin de traduire le titre de ce bouquin publié par deux urologues. Il est sorti hier en librairie aux États-Unis. La couverture est parlante. Dans leur pratique médicale, les docteurs Neil Baum et Scott Miller se sont rendu compte que de nombreux patients mâles avaient de la peine à formuler ce dont ils souffraient. C'était "quelque-chose qui ne fonctionne pas bien en-dessous de la ceinture". Soit les gars étaient gênés, soit ils ne savaient pas de quoi il s'agissait. "Tout au long de ma carrière, déclare le Dr Baum, j'ai rencontré beaucoup d'hommes d'affaires très pointus dans leur profession. Mais j'ai constaté qu'ils ne portaient pas attention à leur santé. Moi-même, je l'ai souvent négligée en ignorant ce que mon corps essayait de me dire." Problème sexuel, dysfonction érectile, éjaculation précoce, taux de testostérone déficient, prostate en déroute, écoulement urinaire, infection de la voie urinaire, testicules douloureuses, infertilité, maladie sexuellement transmissible et, bien sûr, cancer.







En moyenne, les hommes vivent quatre ou cinq ans de moins que les femmes en Occident. Ce n'est pas un destin biologique. La faute en revient aux mecs qui ne prennent pas soin de leur santé. Après le pédiatre, les filles consultent bientôt un gynécologue qui les suit, les conseille durant leur vie active et leur font passer toutes sortes d'examens... À moins d'un accident ou d'une faible santé, les gars ne consultent pas. Certains ignorent même les gestes à faire régulièrement pour tâter leurs couilles et éviter un cancer qui peut se déclarer au début de leur vie d'adulte jusque vers la trentaine. Les examens de routine leur paraissent un truc de femmes. C'est ainsi que la quarantaine les atteint, d'autant plus s'ils n'ont pas mené une existence équilibrée, physiquement et moralement. Choix de vie désastreux, coeur défaillant, poumons intoxiqués, dépression rebaptisée burn out, divorce empoisonné... Le travail, les drogues, le sport et le cul passent avant la santé.




Les gays ne sont pas à l'abri de ces négligences répétées. Ils se laissent plus facilement mettre la main au cul par un copain que le doigt du médecin sous leur prostate. Leurs conditions de vie difficiles peut les mener à la drogue ou/et au suicide. Le manque de tâches familiales leur laisse trop de loisirs s'ils ne savent pas se rendre utiles à la société. Dès lors, les nuits de drague en boîtes les intoxiquent et les incitent à des rencontres fortuites et des expositions multiples aux MST.





Les mecs souffrent de cancers spécifiques, celui des testicules et celui de la prostate qui est la seconde cause de mortalité masculine. Un contrôle annuel s'impose dès la cinquantaine. Il permet d'éviter le pire. À cet âge aussi, beaucoup d'hommes souffrent d'insuffisance hormonale, particulièrement en ce qui concerne la testostérone. Ils entrent dans leur andropause, l'équivalent de la ménopause féminine. Cet affaiblissement de leurs forces vitale et intellectuelle peut être soigné par la médecine, sinon par une meilleure hygiène de vie et notamment ma recette pour amener naturellement mon taux de testo à niveau avec celui d'un gars dans la plénitude de ses moyens. [Si cela vous intéresse, cliquez sur le libellé testostérone dans les Repères à droite ou au bas du blogue.] Les auteurs du bouquin à la courgette d'où pendent deux oeufs espèrent que leurs conseils permettront à leurs lecteurs mâles de rejoindre la moyenne de vie des femmes. Il existe certainement des bouquins similaires dans d'autres langues.

André














samedi 14 juillet 2018

Quand le corps d'un adolescent enflamme le coeur d'un poète










Certains sonnets de Shakespeare posent un problème aux critiques littéraires et aux traducteurs qui se penchent sur les textes. Ces vers s'adressaient-ils à une jeune femme ou à un jeune homme? Le grand Will jouait de cette ambiguïté à laquelle s'ajoute celle de la langue anglaise qui ne différencie pas le genre des adjectifs. L'instrument sur lequel s'exerce l'adolescent adoré est un virginal, l'ancêtre du clavecin dont les touches étaient probablement en bois, dures comme la bite du poète.



"Que de fois, ô ma vivante musique, quand tu joues sur ce bois bienheureux
dont la vibration résonne sous tes doigts harmonieux,
quand tu règles si doucement l’accord métallique qui ravit mon oreille,

J’envie les touches qui, dans leurs bonds agiles, baisent le tendre creux de ta main,
tandis que mes pauvres lèvres, qui devraient accueillir cette récolte,
restent près de toi toutes rouges de la hardiesse du bois !

Pour être ainsi caressées, mes lèvres changeraient bien d’état et de place
avec les touches dansantes sur lesquelles tes doigts se promènent
d’une si douce allure, rendant le bois mort plus heureux que des lèvres vivantes.

Puisque ces petites effrontées en sont si joyeuses,
donne-leur tes doigts à baiser, mais donne-moi tes lèvres."