mardi 26 mai 2020

Retrouver nos chers camarades, les serrer dans nos bras -- bientôt ?





Sortir enfin de la solitude du confinement, être entouré d'autres bras, rire ensemble. Pleurer si l'un de nos copains a subi la morsure du covid. Caresser des peaux sans se badigeonner de désinfectant, planter son nez tout nu dans une aisselle... Et tirer les leçons de cette expérience, surtout pour ceux qui n'ont pas connu l'épreuve précédente, celle qui a tué ou affaibli tant des nôtres...




































jeudi 21 mai 2020

Il n'y a pas de mal pour un mâle à se faire téter les tétons




Il paraît que les tétons masculins ont la capacité de ressentir une stimulation et une excitation plus intenses que ceux des femmes; néanmoins je ne suis pas en situation de l'affirmer. En revanche, je sais que certains gars ne développent jamais cette merveilleuse faculté. Les malheureux se demandent pourquoi ils sont affublés d'organes sans fonction laitière. Femmes ou hommes, nous commençons notre vie intra-utérine dans l'égalité. Au départ, nous sommes des créatures androgynes. Puis, chez les unes comme les autres, ces petits boutons se développeront de manière à attirer l'attention soit sur les seins, soit sur les pectoraux.




Chez les mâles, la stimulation de cette zone érogène (stupidement considérée comme secondaire) peut se produire en même temps que celle du pénis et l'on observe alors que les tétons et la bite sont reliés et s'érigent simultanément. On peut développer la sensibilité des mamelons et de leurs aréoles par divers exercices qui augmenteront peu à peu le plaisir de la masturbation, d'une bonne pipe ou de la pénétration. Dans certaines positions, on peut libérer les deux mains pour caresser soi-même, chatouiller ou pincer les deux tétons à la fois.



Les gars qui ne tirent pas de plaisir de ce type de stimulation le trouvent en caressant d'autres parties de leur corps, par exemple la nuque, le bas-ventre, les couilles, l'anus, les cuisses, les orteils... En bonne compagnie, on peut atteindre le summum en se faisant téter simultanément en haut et en bas. Mais d'autres mecs tirent leur plaisir d'un traitement plus violent, voire d'une douleur consentie. Quoi qu'il en soit, la sensibilité des tétons s'accroît avec l'âge -- foi de senior! Certains jeunes hommes y sont indifférents et découvrent ce plaisir peu à peu. Il n'y a pas d'âge pour en jouir.

André



























samedi 16 mai 2020

Les deux Omar Sharif: le grand-père nu, le petit-fils activiste gay




Oui, il y a bien deux Omar Sharif dans la même famille; et leurs parcours de vie sont étourdissants. Commençons en compagnie du grand-père (1932 - 2015). Il est né Michel Dimitri Chalhoub à Alexandrie, en Égypte, de parents syro-libanais qui l'ont élevé dans le rite chrétien melkite. Il s'est converti à l'islam en 1955 pour épouser l'actrice égyptienne Faten Hamama et faire carrière dans le cinéma local. Ils ont engendré un fils nommé Tarek.


Lawrence d'Arabie.

Omar (El-)Sharif عمر الشريف est son nom d'artiste. Après sa carrière en Égypte, il est devenu ce grand séducteur international capable d'incarner toutes sortes de races. C'est le film Lawrence d'Arabie de David Lean (1962) qui l'a fait connaître en dehors du monde arabe. Il était le prince Ali face à Peter O'Toole dans le rôle de l'officier, aventurier et écrivain britannique T.E. Lawrence (qui avait un faible pour les garçons et les coups de fouet).


Dans ses bras: Julie Andrews.


À table avec Barbra Streisand.

Omar Sharif sénior a joué dans une soixantaine de films. Parlant du tournage dans le désert, qui aurait duré un an, il a prétendu qu'il partageait une tente avec O'Toole et que les deux gars n'avaient pas touché à une seule femme durant tout leur confinement artistique. Pour son film suivant, Le Docteur Jivago, David Lean a de nouveau engagé Sharif et en a fait un Russe. L'acteur est aussi entré dans la peau d'un Juif face à Barbra Streisand. Il a tourné dans de nombreux pays, notamment en France.


Geraldine Chaplin dans Jivago.

Mayerling avec Catherine Deneuve.

Moi, André, j'aurais voulu vivre à Alexandrie au siècle dernier, lorsque cette ville était réellement méditerranéenne, rassemblant, à côté de sa population égyptienne, une société multiculturelle de Turcs, d'Anglais, de Grecs, de Français, d'Italiens, de Syriens et de Libanais. Cette mosaïque de communautés vivait en bonne harmonie entre musulmans, juifs et chrétiens orientaux ou occidentaux. On y parlait plusieurs langues couramment, on fréquentait beaucoup l'École française. Des écrivains et d'autres artistes internationaux s'y sentaient à l'aise et très créatifs. Toutes ces cultures étaient aussi représentées par des restaurants délicieux. Alexandrie la bienheureuse a été dépouillée en 1956 lorsque Nasser a décidé de nationaliser la Compagnie du Canal de Suez et que les alliés franco-britannique ont riposté militairement avec Israël. Tous les étrangers ont décampé.


Senior.

Junior.

Omar Sharif junior est le fils de Tarek. Il est né en 1983 à Montréal. Il a obtenu un Master’s Degree in Comparative Politics de la London School of Economics. Dans le magazine américain LGBT The Advocate il révélait en mars 2012 que sa mère était juive et qu'il était gay. "Ce n'est pas une mince révélation quand vous êtes Égyptien. Être ouvertement LGBT signifie prendre des risques, particulièrement durant cette période de troubles politiques et sociaux. Après la victoires de plusieurs partis islamistes dans des élections récentes, il faut pouvoir en discuter et poser les questions qui s'imposent. Serai-je le bienvenu dans cette nouvelle Égypte ?"


Le grand-père a toujours...


...soutenu son petit-fils.

Jusqu'à cette date, Sharif junior avait travaillé comme acteur au Canada aussi bien qu'en Égypte où il bénèfiçiait de la réputation de son grand-père. Mais sa révélation l'a obligé de quitter le pays; son passeport lui a été retiré. Il s'est engagé dans une organisation de défense des LGBT aux États-Unis, ainsi que dans la Fondation de lutte contre le sida d'Elizabeth Taylor, en tant qu'ambassadeur. Dans la vidéo ci-dessous (dont les sous-titres en anglais sont très bien rédigés) il raconte son coming out et plaide en faveur du mariage pour tous à Taïwan, juste avant la votation qui l'a accordé. Cela sous le parrainage du Forum d'Oslo pour la liberté.






"Je suis un patriote qui se souvient d'une Égypte pluraliste, déclare Omar le militant, un pays dans lequel, malgré le manque de choix au niveau politique, les gens respectaient la diversité des origines et des choix personnels. J'ai grandi aux cotés de femmes et d'hommes gays qui étaient acceptés au sein de la société, à condition de rester discrets. Mais la société d'aujourd'hui devient monolithique et je ne la reconnais plus. On aurait besoin de courageux qui s'expriment, mais c'est trop dangereux."

André