dimanche 17 juillet 2022

La belle camaraderie mâle des cyclistes nudistes en été






Monocycle, écrase-couilles.

Tomber la chemise et le reste pour sauver la planète ? Les World Naked Bike Rides, ces circuits à vélo durant lesquels on pédale à poil pour attirer l'attention du public sur les problèmes environnementaux -- sans honte ni exhibitionnisme -- font partie des manifs les plus sympathiques et pacifiques. Avec quelques bénéfices supplémentaires: pédaler ressource corps et âme, renforce la santé, la musculature et l'harmonie du corps puisque il ne s'agit pas de compétition nocive comme le Giro ou le Tour de France. Et, pour nous les mecs, s'aérer les boules, même si on les écrase un peu, fait du bien tant au moral qu'au physique.


De plus, cela peut guérir ceux qui sont tentés d'exhiber leur érection sur les réseaux sociaux. Là, en pédalant au milieu de tous ces pénis à découvert, on reprend contact avec sa spécificité mâle qui concerne la moité de la population globale. Or la baise, ou mieux encore l'amour, ne dépendent pas que d'un bout dur. Ce sont des engagements qui englobent d'autres régions de notre être, du cœur jusqu'à l'imagination. Notre organe est précieux; il mérite d'être bien emballé, mais aussi ventilé. La fonction du naturisme n'est pas d'offrir un terrain de drague même si l'on peut, parfois, y trouver un compagnonnage charmant.








Les nudistes que j'ai côtoyés sur les plages, à partir de mes 20 ans, sont en général des personnes sympathiques. Pas ces frimeuses qui se maquillent à plein museau pour exister aux yeux des autres; pas ces m'as-tu-vu bluffeurs à cravate et Rolex qui font connaître leur ascension sociale. À poil, nous sommes toutes et tous pareils: des êtres humains qui méritent le respect des autres humains. Ce type d'anonymat favorise le développement de l'écoute et de la découverte; celle des orientations, des genres et des autres modes de vie. C'est l'antidote au petit écran que presque tout le monde tient perpétuellement devant les yeux.






Les World Naked Bike Rides ont lieu dans une vingtaine de pays et plus de 70 villes annuellement. Avec les menaces qui confirment le dérèglement du climat, il en faudrait dans toutes les régions avec des slogans appropriés sur les corps ou des pancartes. Car pédaler et suer imprime plus profondément le message dans l'esprit des participants. Combien en connaissez-vous de ces militants écologistes qui continuent à prendre l'avion pour leurs vacances ou choisissent la voiture au lieu du train ? Néanmoins, n'oubliez pas de désinfecter la selle du vélo avant et après usage...




Pédaler à poil n'est pas réservé qu'aux jeunes militants. Il y a des participants de tous âges qui circulent ensemble à leur rythme, sans danger puisque le parcours est fermé à la circulation habituelle. C'est l'occasion pour nous de rencontrer fraternellement d'autres gars et de partager avec eux ce projet de sauver la vie des prochaines générations (même si ce ne seront pas nos descendants). Enfin, de boire ensemble un verre bien frais après l'effort.

André











Oui, la camaraderie mâle, peu importent les différentes orientations sexuelles.




























 

 

 

 

dimanche 10 juillet 2022

Le retour du bâton : après l'avortement, le mariage pour tous ?




Avons-nous vraiment obtenu le droit d'aimer ?

Les illustrations de cette page sont l’œuvre du photographe new-yorkais Ron Amato. En 2017, il a décidé d'émettre une déclaration politique. Trump avait choisi un vice-président foncièrement homophobe et son administration s'était engagée dans plusieurs mesures destinées à démanteler les acquis de la communauté LGBTQ+ dans la sphère de l'emploi, du logement, de l'éducation et de nos relations avec nos partenaires. Ron Amato a donc créé une série de photos pour exprimer son point de vue. Le symbole qu'il a choisi est un linceul blanc.


Le droit de nous attacher à qui nous avons choisi ?

"Tout au long de notre histoire, déclare le photographe, la communauté gay a tenté de rendre notre existence plus supportable pour les hétéros en déclarant, par exemple, qu'il "ne s'agissait pas de sexe, mais d'amour." À mon avis, c'est une fausse représentation de l'humanité. Contester à notre sexualité son importance c'est désavouer qui nous sommes, nous ces vibrantes créatures. L'attrait sexuel et sa réalisation sont à la base d'une vie saine et productive. Les hommes dans cette série de photos sont empêchés d'atteindre cet épanouissement parce qu'on leur refuse l'inaliénable droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur."

Avons-nous jamais eu la totale liberté d'être qui nous sommes ?

Permettez-moi un souvenir personnel. Au début des années 1980 j'ai participé à l'une des premières émissions de la Télévision suisse concernant l'homosexualité. J'ai demandé que mon nom paraisse à l'écran avec la mention de "président du club Symétrie". Je le pouvais car le directeur de l'entreprise où je travaillais était au courant. À l'époque, c'était un privilège rare. Les autres gars étaient filmés le bonnet bien enfoncé sur la tête. Le lendemain, nous regardions l'émission en famille, une de mes sœurs, ses deux petits garçons, notre mère et moi.

Sans nous cacher ?


Sans devoir mentir ?



L'introduction avait été filmée dans un spectacle de travestis. C'était l'époque de la "Cage aux folles" auxquelles on assimilait tous les pédés. Un de mes neveux a tout de suite réagi: "Mais qu'est-ce que ça affaire avec oncle André ?" Quelques jours plus tard, le plus jeune demandait à sa mère: "Quand je serai grand, est-ce que je pourrai avoir une tondeuse et quand même me marier ?" Car nous poussions ensemble la machine à tondre le gazon.

Soutenus par notre famille ?

En Floride, depuis le 1er juillet 2022, une loi "don't say gay" interdit de parler d'orientation sexuelle et de genre jusqu'à la troisième année scolaire. Et les parents doivent être avertis si leur enfant participe à des activités gymniques ou à un voyage sous la direction d'une personne qui a fait son coming out. D'autres États ont pris la même mesure et y ajoutent l'obligation, pour les étudiants transgenre de tout âge, de fréquenter les toilettes et le vestiaire réservés à leur sexe d'origine... Vous imaginez la fille devenue un gars à moustache entrant chez les femmes au lieu des pissoirs...




Avec la révocation du droit fédéral à l'avortement (qui frappe les plus défavorisées) et la libre circulation des armes mortelles, ces foutus États-Désunis sont en plein "backlash": un retour en arrière significatif. Les marchands de fusils et de munitions proclament: "Les citoyens achètent des armes pour assurer leur défense et celle de leur entourage; du reste, les armes ne tuent pas, ce sont des individus qui en prennent la décision." Quant aux citoyens séditieux, ils se justifient: "Grâce à cette liberté, nous avons la capacité de prendre les armes contre un gouvernement qui deviendrait tyrannique." 


Clarence Thomas, le juge le plus conservateur de la Cour suprême a évoqué la possibilité de remettre en cause d'autres lois. Par exemple: l'arrêt de 2003 contre les anciennes lois pénalisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Puis l'arrêt de 2015 protégeant le mariage pour tous au niveau national. Et l'arrêt de 1965 qui consacrait le droit à la contraception. À quand le retour de l'esclavage ? Il offrirait un emploi à ces nombreux jeunes Afro-Américains emprisonnés pour des délits auxquels échappent les Blancs...




Ainsi va la montée du fascisme dans l'Amérique actuelle. Les blancs pieux prétendent respecter les commandements d'une Bible qu'ils n'ont pas lue. En fait ils suivent l'interprétation qu'en font les clergés évangéliques, voire catholiques, inspirés par des prophètes comme D.D.T. Oui, Donald Duck Trump, celui qui passe la main sous les jupes des jeunes femmes pour vérifier si elles sont véritablement vierges, comme elles l'ont promis de rester jusqu'au mariage. Cela aussi, c'est l'Amérique profonde, toujours plus proche d'une dictature islamiste. Une fausse masculinité règne dans ces milieux politiques où l'on considère que les gars LGBTQ+ ne sont pas dignes de vivre.

Et l'Europe, est-ce qu'elle va suivre ce modèle suicidaire ?

André













dimanche 3 juillet 2022

Les chnoques utilisent la barbe pour faire avancer le schmilblick







Il faut savoir sacrifier la barbe pour sauver la tête, mais ce n'est pas dans l'air
  du temps. -- Proverbe anti-chnoque.



 
J'aime les choses barbantes. J'aime que les choses soient exactement pareilles
 encore et encore. -- Andy Warhol.


Si tu vois la barbe de ton camarade prendre feu, c'est le moment de mettre la tienne à tremper. -- Proverbe haïtien.




Le sage possède une longue barbe blanche afin d'y dissimuler ses passions humaines.



La vie est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
La barbe ne sert à rien.




La barbe réchauffe le menton, le cerveau bouillonne davantage. -- Placide Beauparlant.







Dans mon enfance, les vieilles barbes disaient : gouverner c'est prévoir. Ce n'est plus l'avis des jeunes barbes dont la spécialité est d'installer leur logement sur des sites à avalanches, sous prétexte que la vue est plus belle. -- Jean Dutourd.
 



 
La sainteté ne vient ni du turban, ni de la barbe, mais du cœur. -- Proverbe kurde.




Mieux vaut agir à la barbe de quelqu'un que dans son dos poilu. -- Proverbe hétéro.




Qaund ma barbe brûle, mes voisins viennent y allumer leur pipe.





Si derrière toute barbe il y avait de la sagesse, les chèvres seraient prophètes. -- Proverbe arménien.



La barbe ne fait pas l'homme.